Pour éliminer la filariose lymphatique et les parasitoses intestinales dans le pays, le ministère de la santé en collaboration avec les partenaires et le gouvernorat ont lancé une campagne de traitement de masse à Ngazidja. Ce traitement doit toucher 67% de la population.
Le ministère de la santé en collaboration avec le gouvernorat de Ngazidja et l’OMS ont lancé officiellement jeudi 03 décembre la campagne de traitement de masse pour l'élimination de la filariose lymphatique et les parasitoses intestinales à Ngazidja. Prévu de durer trois jours soit de 03 au 05 décembre, cette campagne a pour but d’éliminer la filariose dans le pays qui ne cesse de prendre une autre forme à Ngazidja. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à travers son représentant à Moroni Abdoulaye Diarra appelle à l’implication de tout le monde dans cette lutte commune. « Pendant ces 3 jours de campagne, l’implication de chaque citoyen est importante. Les médias locaux devront renforcer la sensibilisation. Nous devons informer nos voisins et les inviter à prendre les médicaments retenus qui ont prouvé leurs efficacités, à savoir contre les parasitoses intestinales et la filariose lymphatique » conscientise t-il.
Il a tenu à rappeler que depuis 2001, l’OMS n’a cessé d’apporter son appui technique et financier au traitement de masse en complétant les efforts importants mobilisés par les Gouvernements successifs. « Par là, en ma qualité de représentant de l’OMS, je voudrais confirmer ici la disponibilité de notre organisation à continuer d’apporter, à la hauteur de ses moyens, son appui multiforme à cette campagne en travaillant de manière concertée avec vos départements respectifs engagés dans le processus et les autres partenaires », poursuit-il.
Généralement contractée dans l’enfance, l’infection se produit lorsque les parasites filaires responsables de la maladie sont transmis à l’homme par des moustiques. Et cette infection provoque une altération non apparente du système lymphatique. Les données de la dernière étude de l'évaluation de la transmission de la filariose lymphatique réalisée dans les écoles, chez des enfants âgés de 6 à 7 ans dans les îles d'Anjouan et de Mohéli sont rassurantes. Les résultats obtenus montrent qu'il n'y a pas de reprise de la transmission dans ces deux îles.
3% de la population comorienne sont atteintes par cette maladie dont 2,9% à Ngazidja. Aujourd’hui, le ministre de la santé et ses partenaires se veut rassurant, car cette campagne qui doit toucher 65% selon les recommandations de l’OMS. Le traitement de masse doit se poursuivre cette année et en 2021. Le directeur de la lutte contre les maladies non transmissibles, docteur Chamsoudine Mohamed appelle la population à suivre le traitement. « La campagne s’est terminée le samedi 05 décembre mais la direction de la santé va continuer le processus. Ceux qui n’auront pas le traitement, doivent se rendre à la DRS », appelle-t-il.
Andjouza Abouheir
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