La situation épidémique liée à la variole du singe dans l’Océan Indien suscite une vive inquiétude. Alors que Madagascar et l’île sœur de Mayotte enregistrent des cas confirmés, le pays se place en état d’alerte. La proximité géographique de l’archipel avec ces territoires touchés fait craindre une propagation rapide du virus, d’autant plus que les échanges économiques, commerciaux et touristiques avec la région restent soutenus.
Alors que les chiffres enregistrés de la maladie ne font que progresser sur la grande île, un cas positif du virus Mpox, en provenance de Madagascar a été détecté sur l'île sœur de Mayotte, le jeudi 8 janvier dernier. Selon les informations de L'agence Régionale de Santé, le patient atteint s'est présenté de lui-même au centre hospitalier mahorais dès la signalisation des symptômes, où il a été pris en charge au plus vite. Les personnes ayant été en contact direct avec lui ont été identifiés et sont également sous surveillance des autorités sanitaires.
Face à cette menace, la population comorienne est inquiète et exige urgemment des solutions radicales pour protéger le pays d'une éventuelle épidémie.
Rappelons qu’un plan de riposte est actuellement mis en place par les autorités locales afin de contenir la propagation du virus. Outre les contrôles frontaliers renforcés dans les ports et aéroports, le ministère de la santé exige un certificat médical obligatoire pour les voyageurs en provenance de la grande île, datant de moins de 5 jours, attestant l'absence de signes cliniques, pour dissiper toute suspicion de la maladie.
Par ailleurs, les autorités malgaches ont désigné les médecins habilités à signer les certificats médicaux pour les voyageurs, via une note du ministère de la santé. Le centre des opérations d'urgences de santé publique est chargé désormais d’organiser la délivrance de ce document. La prestation est fixée à 30 000 Ariary. Par conséquent, son absence entraînera le refus d'embarquement ou d'entrée sur le territoire de l'Union des Comores.
Cependant, il faut prendre en compte le fait que les symptômes du Mpox peuvent se manifester tardivement avec un temps de 3 semaines, ce qui est plus ou moins risqué. En effet, les circonstances deviennent critiques et nécessitent une vigilance accrue, au vu de la proximité géographique avec notre territoire national. Raison pour laquelle, la fermeture des frontières est de plus en plus évoquée comme une décision nécessaire pour éviter l'entrée susceptible de la pathologie dans le pays.
Face à la situation, les Comoriens expriment une vive inquiétude et réclament des mesures de protection plus strictes. Les dispositions déjà mises en place sont certes considérées comme un premier pas, mais elles sont jugées insuffisantes. Un constat fait l’unanimité : les actions de prévention doivent être intensifiées et les dispositifs de sécurité renforcés. « Mayotte est déjà touchée, et au vu de la situation, nous risquons fortement d'être les prochains sur la liste. Il est impératif de fermer les frontières pour éviter que cette maladie nous rattrape, c'est la seule solution », déclare Wassim Ismaila, un quinquagénaire habitant la capitale. « L'État doit agir vite pour protéger la population. On ne peut pas se contenter de ça, il faut prendre des mesures plus radicales », affirme-t-il.
Quant aux décisionnaires, eux préfèrent trouver un équilibre entre la protection de la santé publique et les besoins économiques de l'île. Et bien que la précédente note d'information du ministère de la santé, émise le 6 janvier dernier, évoque une possible réadaptation des dispositions en cas d'évolution de la situation épidémiologique, présentement, aucun autre détail précis n’a été communiqué concernant un quelconque durcissement ou des modifications apportées sur les mesures.
Pour prévenir la contagion de la variole du singe, les autorités sanitaires recommandent pour l'instant de respecter scrupuleusement les mesures d'hygiène, telles que le lavage des mains et l'utilisation de désinfectants, pour réduire le risque de transmission. Il va sans dire, qu'il est également important de signaler immédiatement tout cas suspect.
Hamdi Abdillahi Rahilie (stagiaire)
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