La Gazette

des Comores

Mpox en Afrique: Le pays s’active

Mpox en Afrique:  Le pays s’active © : HZK-LGDC

Quelques jours après l’alerte de l’OMS sur la résurgence des cas de Mpox en Afrique centrale, anciennement appelé Monkeypox (variole du singe), le ministère de la santé se veut vigilant. Avec ses partenaires, il a organisé une réunion d’urgence à Moroni afin de prendre les mesures nécessaires pour éviter toute introduction de cette maladie dans le pays.


Face à la résurgence des cas de Mpox (variole du singe) en Afrique centrale, l’OMS  a déclenché  mercredi 14 août dernier l’alerte « d’urgence de santé publique de portée internationale ». Les Comores prennent la menace au sérieux surtout que le pays vient d’être secoué par l’épidémie de choléra avec 149 décès. Urgemment, le ministère de la santé a tenu une réunion rassemblant  l’OMS et  les autres partenaires afin de voir  les dispositions à mettre en place pour éviter toute introduction de cette maladie qui a déjà causé la mort de 548 personnes au Congo (RDC). Joint par nos soins, le directeur général de la santé, Dr Saindou ben Ali Mbae explique que le ministère a aussitôt pris les choses en main. « Pour chaque épidémie, nous adoptons toujours un plan de riposte adapté à l'épidémie en question. La réunion d’aujourd’hui a permis de faire la mise à jour de ce plan », avance-t-il.

Le ministère compte renforcer la surveillance en impliquant les agents de santé communautaires qui seront formés pour la sensibilisation. « Avec l'appui de la Croix rouge française et le CDC Afrique, nous allons organiser une session de formation à Moroni ce mardi 20 au août, pour les former par rapport au Monkeypox afin qu'ils soient préparés sur le terrain. Et nous verrons  comment l’organiser aussi dans les autres îles », précise-t-il.

Tout un schéma à prendre en compte à savoir l’élaboration de la définition des cas cliniques ou communautaires afin de permettre de détecter les symptômes et pouvoir lancer l'alerte. «  Nous comptons renforcer la communication afin d'expliquer la situation globale de la maladie et les mesures à prendre. » Et de poursuivre : «  Nous allons  également renforcer la sécurité au niveau des frontières en premier lieu, à travers des distributions des fiches au niveau des ports et aéroports tout en continuant la sensibilisation. » Selon toujours le directeur général de la santé, le pays est en étroite collaboration avec l’OMS pour les dispositions à mettre en place permettant rapidement d’identifier et diagnostiquer la maladie.

Pour rappel, la République démocratique du Congo, épicentre de la maladie, compte déjà 548 morts depuis le début de l’année et touche désormais toutes les provinces du pays. Notons qu’il existe deux souches du virus de la variole du singe. La plus bénigne a provoqué une épidémie mondiale en 2022. La seconde souche (clade 1b), plus mortelle, est endémique en Afrique centrale. Elle est  à l'origine de la nouvelle souche récemment découverte en République démocratique du Congo et qui se propage au Kenya, au Rwanda et à l'Ouganda.

Cette maladie se transmet par contact avec une  personne infectée. Les symptômes sont la fièvre, des maux de tête, des gonflements, des douleurs dorsales et musculaires. Une éruption cutanée peut se développer sur le visage puis s'étale sur d'autres parties du corps, le plus souvent la paume des mains et la plante des pieds. La période d’incubation est entre 14 et 21 jours. L’OMS recommande à la personne infectée de s’isoler durant la période infectieuse.

Andjouza Abouheir

 


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