La journée mondiale de la lutte contre le cancer est l’occasion de mettre l’accent sur la sensibilisation et la prévention contre cette pathologie qui continue à prendre du terrain. Pour cette édition, l’Oms Afrique invite les gouvernements à élaborer ou actualiser les plans nationaux de lutte contre le cancer, à assurer un financement durable et à investir dans l’enregistrement des cas.
Comme chaque 4 février, la journée internationale de lutte contre le cancer est célébrée dans le monde. Cette année le thème retenu est « combler les lacunes en matière de soins : unir nos voix et agir ». Cette campagne est un appel lancé aux personnes partageant les mêmes idées, l’objectif étant que ces dernières s’unissent pour construire des alliances plus solides, ainsi que de nouvelles collaborations innovantes dans la lutte contre le cancer. Dans son traditionnel message, la directrice régionale de l’OMS Afrique ? Matshidiso Moeti explique que le cancer est un problème de santé publique majeur. Selon elle, les chiffres sont préoccupants. Chaque année, l’Afrique enregistre environ 1,1 million de nouveaux cas de cancer, et jusqu’à 700 000 décès des suites de cette maladie. « Si l’on se fie aux prévisions, en l’absence de mesures d’interventions urgentes et audacieuses, la mortalité due au cancer augmentera de façon considérable pour atteindre près d’un million de décès par an à l’horizon 2030 », prévient-elle.
Elle rappellera que les cancers les plus fréquents chez l’adulte sont les cancers du sein (16,5 %), du col de l’utérus (13,1%) et de la prostate (9,4%), auxquels s’ajoutent le cancer colorectal (6 %) et le cancer du foie (4,6 %). Malheureusement le pays n’est pas à l’abri. En 2021, l’Accf avait notifié lors de sa campagne 2021 dans le cadre d’octobre rose que sur 673 mammographies réalisées, 8 cas de tumeurs malignes ont été enregistrés. La mobilisation doit être de mise pour lutter contre cette pathologie.
Dr Matshidiso Moeti fait savoir que certains obstacles restent à surmonter. « Il s’agit notamment de la faible disponibilité de registres d’enregistrement des cas de cancer axés sur la population, du niveau de promotion limité dont la santé fait l’objet, de l’accès insuffisant aux services de prévention primaire et de détection précoce et de la pénurie de structures de diagnostic ; autant de facteurs qui prolongent les délais de diagnostic et de traitement…. », précise-t-elle, tout en ajoutant qu’en « unissant voix et actions, nous pouvons lutter contre le cancer aux niveaux individuel et communautaire ». Elle invite les gouvernements à élaborer ou à actualiser les plans nationaux de lutte contre le cancer, à assurer un financement durable et à investir dans l’enregistrement des cas de cancer.
Andjouza Abouheir
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