La Gazette

des Comores

L’INRAPE doté de nouveaux équipements pour renforcer son laboratoire

L’INRAPE doté de nouveaux équipements pour renforcer son laboratoire © : HZK-LGDC

Ce mardi 22 avril, l'OMS a fait un don significatif à l'INRAPE pour renforcer la surveillance génomique et le diagnostic des maladies virales. Cet énième appui de l’OMS marque une étape importante dans le renforcement des capacités de surveillance et de diagnostic au sein du laboratoire.


La cérémonie de remise a vu la présence du ministre chargé de l'agriculture et l'environnement. Suite à une requête relative aux besoins complémentaires pour le séquençage génomique exprimés par l'Institut national de recherche pour l'agriculture, la pêche et l'environnement (INRAPE), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a offert des équipements pour renforcer le laboratoire. « L’INRAPE se félicite de cette collaboration et du soutien apporté par les trois niveaux de l’OMS », a déclaré le Dr Hamza Azali, Directeur Général de l’INRAPE. Tout en remerciant l’OMS, le ministre de l’Agriculture Dr Daniel Ali Bandar a invité les techniciens de l’INRAPE à « continuer à faire preuve de professionnalisme pour protéger les populations ». Il a rappelé que cela fait sept ans que l'OMS les appuie à tous les niveaux.

« L’'OMS a toujours organisé des formations pour renforcer la capacité de nos agents. Que ça soit ici ou à l'extérieur. Ce qui fait qu'aujourd'hui nous avons des agents capables de rassurer la santé publique », a-t-il dit. Pour sa part, la Représentante de l’OMS, Dr Nkurunziza Triphonie, a souligné que « cette dotation représente un pas significatif vers l'amélioration de la santé publique aux Comores, en renforçant les capacités de l’INRAPE à surveiller et diagnostiquer efficacement les maladies virales ». « Grâce à cette dotation substantielle de l'OMS à l'INRAPE, nous faisons un pas significatif vers l'amélioration de la santé publique dans notre pays. En effet, cette donation, d’une valeur de 32 400 720 KMF (soit 72 001.60 USD), qui inclut des réactifs pour le séquençage génomique, des équipements de bio-informatique, ainsi que des réactifs pour le diagnostic de diverses familles de virus respiratoires et de maladies virales telles que la Dengue, le Chikungunya et la Zika, est le fruit de l'initiative de l'OMS intitulée Programme mondial pour le leadership des laboratoires (GLLP) », indique Dr Nkurunziza.

Ce programme vise à renforcer les capacités des laboratoires en matière de diagnostic, de surveillance et de recherche, contribuant ainsi à la sécurité sanitaire mondiale. Une mission d’expertise du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique a séjourné à Moroni au milieu de l’année dernière pour constater les besoins des laboratoires de la place. « Les équipements et matériels que nous remettons aujourd’hui sont une réponse à cette mission, qui a tenu compte des besoins exprimés par les responsables et spécialistes nationaux », dit-elle. Et de préciser que la coopération entre l'OMS et les Comores dans le domaine de la santé s’étend également à d'autres ministères et institutions, notamment dans le contexte de l'approche « une seule santé ». Cette approche intégrée de la santé humaine, animale et environnementale est cruciale pour une réponse efficace aux épidémies et aux maladies virales. L’OMS a toujours rappelé à ses pays membres, dont les Comores, qu’en adoptant une perspective One Health, nous reconnaissons que la santé des humains est étroitement liée à celle des animaux et de notre environnement. Cette approche holistique nous permet de mieux comprendre les interactions complexes et de développer des stratégies de prévention et de contrôle plus efficaces.

Pour finir, elle a souligné que la multisectorialité dans la surveillance épidémiologique est d'une importance capitale. L’OMS est persuadée qu’en travaillant ensemble, les différents secteurs de la santé, de l'agriculture, de l'environnement et celui de la recherche peuvent partager leurs connaissances et leurs ressources pour une réponse coordonnée et efficace aux menaces sanitaires. Cette collaboration intersectorielle permet de détecter plus rapidement les épidémies, de suivre leur évolution et de mettre en place des mesures de contrôle appropriées. « Nous ne pouvons pas ne pas souligner l'impact du changement climatique sur la propagation des maladies virales. Les variations climatiques influencent la distribution des vecteurs de maladies et augmentent le risque d'épidémies. Il peut également affecter la dynamique des écosystèmes, créant des conditions propices à l'émergence de nouvelles maladies. C’est pourquoi, en renforçant nos capacités de surveillance et de diagnostic, nous sommes mieux préparés à répondre aux défis posés par les aléas climatiques et à protéger la santé de nos populations », conclure-t-elle.

Nassuf Ben Amad

 


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