En mission aux Comores, l’association diaspora santé-Comores mène des actions de sensibilisation, de dépistage, d’éducation au diabète en vue de mieux conscientiser sur la maladie. Des ateliers de sensibilisation à l’hygiène alimentaire seront tenus dans 5 villages à Ngazidja.
Le diabète fait peser sur la santé publique dans le monde, une menace qui s'aggrave rapidement. En mission de deux semaines aux Comores du 22 octobre au 02 novembre, l’association diaspora Santé Comores mène des actions de prévention, de dépistage et d’éducation au diabète dans le pays. Composée de professionnels de santé dédiés à la promotion de la santé en France et aux Comores, l’association mène des ateliers de formation auprès des professionnels de santé médicaux et paramédicaux et des ateliers de sensibilisation à l’hygiène alimentaire. Quelques villages sont ciblés notamment Salimani, Babadjani, Douniani, Male, Ikoni ainsi qu’un atelier dans une école sur l’hygiène alimentaire et buccodentaire.
D’après la présidente de ladite association, Ahamada Sitty, l’objectif vise à répondre aux difficultés sanitaires de la population comorienne en France. Cette mission précise a pour but de partager les expériences, d’apporter une aide matérielle et des informations, qui pourraient être une source d’orientation. « La visée est de continuer dans le temps, de sillonner plusieurs villages dans un premier temps avec des actions de prévention. Des consultations se font sur le terrain, des dépistages, des échanges d’expériences avec les soignants », renchérit-elle.
Appuyée par l’hôpital El-Maarouf et des associations de la lutte contre le diabète, cette mission se déroule à la perfection. « Nous avons tenu à travailler avec des associations du terrain, ce qui nous a permis d’avoir des contacts directement pour faire des règles du protocole. On a demandé les autorisations. Il y a eu un travail de terrain qui a été déjà fait, les patients ont été très réceptifs », avance Hassani Soumare Sakina, une infirmière libérale de l’association.
Par rapport à la prise en charge, l’endocrinologue Dr Carvalho Martin a précisé que le premier objectif était de voir de près comment font les comoriens qui n’ont pas les moyens et comment les appuyer. « On a eu un échange d’expérience avec le Dr Hassane, endocrinologue comorien travaillant à El-Maaraouf et le Dr Mondoha qui nous accompagnent. Sur le terrain, on fait ce qu’on peut et on les oriente chez les spécialités référents, c’est à eux de faire le suivi. On fait le contrôle, nous donnons aussi des médicaments », explique-t-il. À la fin de chaque mission, des matériels sont mis à la disposition du centre à savoir des bandelettes, des glucomètres, des médicaments, etc. Le problème qui se pose aux Comores, c’est l’approvisionnement des bandelettes.
L’association compte faire une étude et des questionnaires seront distribués dans les villages ciblés afin d’évaluer la prévalence de la maladie dans la zone. Ces données peuvent par la suite servir d’aide aux autres associations en cas d’appui. Notons qu’il est important de sensibiliser la population en tant que problème de santé publique mondiale, et aux mesures à prendre, collectivement et à titre individuel, pour en améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge.
Andjouza Abouheir
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