La Gazette

des Comores

L’ASCOBEF lance une campagne de sensibilisation sur la planification familiale

L’ASCOBEF lance une campagne de sensibilisation sur la planification familiale © : HZK-LGDC

L’ASCOBEF a lancé une campagne de sensibilisation en faveur de la planification familiale depuis la semaine dernière. Une stratégie pour booster les organisations féminines, la jeunesse et les élus locaux à se mobiliser pour la santé de la reproduction et la lutte contre les violences basées sur le genre.


L’ASCOBEF, a entamé une campagne de sensibilisation en faveur de la planification familiale, depuis la semaine dernière. Après Ifoudihé Chamboini, Bangoi Kouni, le samedi 9 octobre c’était le tour de Maweni Dimani où l’association a choisi d’aller faire la sensibilisation. Une stratégie pour relancer les organisations féminines, la jeunesse et les élus locaux à se mobiliser pour promouvoir l’utilisation des services de santé de la reproduction en particulier la planification familiale et la lutte contre les violences basées sur le genre. « Aujourd’hui, on constate que malgré les efforts fournis par le gouvernement, l’UNFPA et l’ASCOBEF, le taux de couverture contraceptive est en stagnation et tourne autour de 24%. L’UNFPA a sollicité et obtenu une aide du gouvernement du Japon qui va permettre à notre pays de faire face aux obstacles que rencontre l’acceptation de la planification familiale par une bonne partie de la population », explique Sainata Aboubacar ex-présidente de l’ASCOBEF à Ngazidja.

La lutte contre la mortalité maternelle est aujourd’hui une priorité de santé publique et un impératif social, moral et politique qui s’inscrit dans le cadre de la promotion des droits de la personne et de la femme en particulier, ainsi que de la l’équité sociale. Pourtant, environ 830 femmes meurent chaque jour dans le monde dû à complications liées à la grossesse ou à l’accouchement. Sachant qu’en 2015, 303 000 femmes ont décédées pendant ou après la grossesse ou l’accouchement. « La majeure partie de ces décès se sont produits dans des pays à revenu faible et la plupart auraient pu être évités. Dans notre pays, le taux de mortalité maternelle est estimé à 172 pour 100 000 naissances vivantes », indique cette sage femme.

Selon elle, l’enquête démographique et de santé (EDSC-MICS 2012) montre que dans l’ensemble, 11% des jeunes femmes de 15-19 ans ont déjà commencé leur vie féconde : 10% ont déjà eu au moins, un enfant et 1% sont enceintes pour la première fois. A 15 ans 2% des adolescentes ont déjà commencé leur vie féconde et cette proportion augmente régulièrement avec l’âge, passant à 9% à 17ans et à 27% à 19ans.

« Cette vie sexuelle précoce expose les adolescentes et les jeunes aux grossesses non désirées, par conséquences des taux élevés de morbidité et de mortalité maternelle et néonatale. Cette morbi-mortalité est aussi liée au taux élevé d’avortements clandestins. Et des contraintes subsistent, notamment dans les domaines de l’harmonisation des interventions au profil de la mère et l’enfant, les besoins non satisfaits en  matière de planification familiale, la qualité des services mère-enfant et la mobilisation de la communauté. C’est dans ce cadre qu’en partenariat avec l’UNFPA, l’ASCOBEF a mis à la disposition de cette campagne 26 sages-femmes compétentes pour renforcer l’offre de services et les compétences des prestataires au niveau de 12 districts sanitaires », dit-elle.

Nassuf Ben Amad

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.