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des Comores

Lèpre aux Comores / 428 cas recensés en 2017

Lèpre aux Comores / 428 cas recensés en 2017 © : HZK-LGDC

Associée au Moyen-âge dans la conscience collective, la lèpre, maladie infectieuse, sévit pourtant encore. Aux Comores, 428 cas ont été recensés pour la seule année 2017. Parmi ceux-là, 35 % sont des enfants de moins de 15 ans. Le taux de prévalence varie d’une île à une autre compte tenu de la densité de la population et de la promiscuité entre les habitants. Cette pathologie se transmet par voie respiratoire et atteint les extrémités du corps.


« Cette maladie est à la fois dermatologique et neurologique. Elle se manifeste par des taches qui apparaissent au niveau de la peau provoquant ainsi une perte de sensibilité », explique Dr Younoussa Assoumani. La lèpre, qu'on croyait éradiquée, a touché 428 personnes en 2017 aux Comores. « Elle peut affecter les nerfs et anesthésier tout le corps au point de ne plus rien ressentir. Cette perte de sensibilité provoque des lésions. C’est pour cela que la plupart des patients ont les yeux, les oreilles, les pieds et les mains enflés ».

 

Il a été constaté que la transmission est plus forte dans les zones les plus reculées du pays car les mauvaises conditions de vie favorisent la propagation de cette pathologie. Particulièrement contagieuse, la lèpre est curable. Aux Comores, le traitement est gratuit. Grace aux efforts consentis par les responsables en charge du programme de lutte contre cette maladie, le taux d’invalidité chez les patients atteints de la lèpre est de 2% au niveau national. Un progrès considérable qui répond aux attentes de l’OMS qui vise un taux d’invalidité de moins de 5% pour chaque pays.

 

Le dépistage précoce s’avère être une meilleure méthode

 

Le japonais Yoyei Sasakawa, ambassadeur de bonne volonté de l’OMS, était à Moroni en Juillet dernier. Il y a tenu des séances de travail sur la lutte contre la lèpre. La partie comorienne compte s’appuyer sur cette coopération pour une meilleure prise en charge des patients. A cet effet, d’ici 2019, une campagne de porte à porte sera mise en place afin de sensibiliser le maximum de personnes. En attendant, une vingtaine d’interventions chirurgicales sera effectuée gratuitement en décembre prochain à Anjouan. « C’est ce qu’on appelle une chirurgie réparatrice » a expliqué le Dr Younoussa Assoumani. Grâce à la chirurgie réparatrice, le malade peut retrouver une certaine autonomie fonctionnelle.

 

Binti Mhadjou

 

 


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