Pour éliminer le paludisme dans le pays, les acteurs de la santé invitent les pays amis et partenaires au développement à investir d’avantage et à travailler en symbiose pour une Union des Comores émergent sans paludisme.
C’est sous le thème « Innover pour réduire la charge du paludisme et sauver des vies » que la journée mondiale de la lutte contre le paludisme est célébrée hier lundi 25 avril dans le monde. Ce thème s’inscrit en ligne droite de l’appel de la directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique à intensifier d’urgence l’innovation et le déploiement de nouveaux outils dans la lutte contre le paludisme, tout en plaidant pour un accès équitable à la prévention et au traitement, dans le contexte du renforcement de la résilience des systèmes de santé.
Au cours de l’année dernière, environ 95% des 228 millions de cas estimés ont été détectés dans la Région africaine de l’OMS, pour 602 020 décès. Selon les indications, les six pays les plus rudement touchés par le paludisme dans la Région concentrent près de 55% de la morbidité et 50% de la mortalité imputable à cette maladie dans le monde entier.
Malheureusement le pays n’est pas épargné de cette maladie, rien qu’à Ngazidja, en 2020, on a enregistré plus de 4.000 cas contre 10.000 cas en 2021 soit un pourcentage de 132%. Dans son allocution, le Dr Nassur Ahamada le représentant du représentant de l’Oms a réitéré le message de la directrice régionale de l’Oms Dre Matshidiso Moeti. Selon elle, malgré la pandémie, des succès importants ont été enregistrés l’année dernière en matière de lutte contre le paludisme. Des recommandations historiques sur l’utilisation du premier vaccin antipaludique RTSS ont été publiées par l’OMS en fin d’année dernière.
Ce vaccin sera utilisé pour prévenir le paludisme chez les enfants âgés de six mois à cinq ans et vivant dans des milieux où la transmission est modérée à forte. « S’il s’agit là d’une avancée révolutionnaire dans la mise au point de nouveaux outils capables de sauver des millions de vies dans le cadre de la lutte contre cette maladie, il convient de relever que les stocks disponibles sont limités. À ce titre, il importe de veiller à ce que les doses disponibles soient utilisées pour un impact maximal, tout en garantissant la disponibilité continue d’autres mesures de prévention pour les personnes les plus à risque », confie-t-il.
Le paludisme reste un problème majeur de santé publique et de développement. Et des efforts doivent être fournis. « L’objectif est de réduire le nombre de personnes qui contractent le paludisme et décèdent des suites de causes liées à cette maladie…. Nous devons aussi travailler sur la résistance aux médicaments et aux insecticides, et nous concentrer sur les nouvelles souches de paludisme qui apparaissent dans la Région et s’avèrent plus difficiles à détecter et à traiter » , a-t-il insisté. Le bureau régional de l’OMS pour l’Afrique reste pleinement engagé dans la lutte contre le paludisme. « Je reste convaincue que nous pouvons relever ce défi si nous travaillons en étroite collaboration avec les gouvernements, les partenaires et les communautés », réitère-t-il.
De son côté, le secrétaire général par intérim Hamidou Bounou a invité les pays amis et partenaires au développement à investir d’avantage pour qu’ensemble nous éliminons le paludisme pour une Union des Comores émergente sans paludisme. « Un nouvel espoir vers l’élimination du paludisme est permis et nous devons mettre en œuvre des stratégies innovantes basées sur une couverture universelle des populations par de services intégrés de lutte contre le paludisme », appelle-t-il.
Andjouza Abouheir
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