Ce mardi matin, une vingtaine de journalistes ont participé à un atelier de formation organisé à Moroni par le ministère de la santé en collaboration avec l'OMS. Une occasion pour les organiseurs d’impliquer les professionnels des médias pour sensibiliser les communautés sur les risques liés à la résurgence du choléra à Ngazidja. Face à la réapparition de nouveaux cas, ils sont appelés à s'engager pleinement dans la lutte contre cette épidémie à travers des actions de communication efficaces.
Une vingtaine de journalistes se sont réunis mardi dernier à l’hôtel C la Vie à Moroni, dans le cadre d’une formation initiée par le ministère de la santé en partenariat avec l'OMS avec l’appui technique de la direction générale de la santé. L’objectif est d’appeler les professionnels de la presse à accompagner les autorités sanitaires dans la sensibilisation des communautés face à la résurgence du choléra. Cet atelier de sensibilisation et d’échanges s’inscrit dans un plan de riposte global pour endiguer l’épidémie, puisqu’en septembre dernier, des cas de choléra ont refait surface dans le nord de Ngazidja, « après une période de répit observée en juillet et août où aucun cas n’avait été signalé », déclare Hadad Mohamed, chargé de communication à la DRS de Ngazidja. Et lui d’ajouter que cette résurgence inattendue a poussé la direction régionale de la santé (DRS) à réagir rapidement en mobilisant les acteurs de la santé et la presse, avec pour ambition de mettre en place une réponse rapide et efficace contre l’épidémie.
« Nous sommes dans l’obligation de revenir vers vous, journalistes, pour réaffirmer notre engagement contre la résurgence de cette épidémie », ajoute celui qui rappelle que la santé publique est une priorité absolue. Il est impératif que les journalistes renforcent leurs efforts en termes de sensibilisation et de communication auprès de la population ». La formation de cette vingtaine de journalistes porte sur les méthodes de sensibilisation et les mesures de prévention à communiquer dans les communautés touchées. L’enjeu est de mobiliser tous les moyens pour éviter la propagation du choléra, en mettant l’accent sur l’hygiène et l’assainissement, les principaux leviers de prévention de la maladie.
Le directeur général de la santé, Dr Saindou Ben Ali, qui s’est introduit dans la rencontre souligne l’importance de l’engagement collectif dans cette lutte. « La lutte contre le choléra n’est pas l’affaire d’une seule entité. C’est un combat commun, et tout le monde doit s’impliquer davantage pour atteindre les objectifs visés. Les journalistes ont un rôle de médiateur crucial, car ils sont le lien entre les autorités sanitaires et la population », a-t-il insisté. Pour lui, la sensibilisation du public est essentielle pour garantir que les mesures de prévention soient bien appliquées dans les zones à risque. « Nous avons besoin d’une collaboration étroite entre les autorités sanitaires et les journalistes pour maximiser l’impact des campagnes de sensibilisation. Il est indispensable que chaque citoyen prenne conscience des risques et suive les recommandations pour freiner la propagation de la maladie », explique-t-il en affirmant que cet atelier représente une étape cruciale dans la lutte contre le choléra à Ngazidja. La participation active des journalistes, en tant que relais de l’information et de la sensibilisation, est perçue comme un élément clé pour endiguer cette épidémie. Les autorités espèrent que cette collaboration se traduira par une meilleure compréhension des risques et des mesures de prévention dans les communautés, afin de stopper la progression de la maladie.
Ibnou M. Abdou
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC