En présence de la responsable du partenariat auprès de l’OMS, l’ACCF a présenté son rapport d’activités des six derniers mois dans le cadre de la deuxième cohorte « appuie aux associations de la société civile » financé par l’OMS. Aujourd’hui, la majorité de la population prend conscience de l’importance du dépistage précoce et a levé le tabou sur les cancers gynécologiques chez les femmes.
L’association comorienne de lutte contre le cancer chez la femme (ACCF) a organisé une réunion vendredi 09 février dernier pour présenter son rapport d’activités des six derniers mois de l’année 2023, soit de juin à décembre. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la deuxième cohorte du financement de l’OMS. Cette réunion a vu la présence des membres de l’ACCF et du responsable du partenariat au niveau de l’OMS Clarisse Njikam.
Dans la foulée la présidente de l’ACCF, Zahara Abdallah a expliqué que cette deuxième cohorte avait pour but de mener des activités de prévention et de sensibilisation au profit de la population non touchée pour la première cohorte. Il s’agit également de faciliter l’accès au dépistage du cancer du col de l’utérus chez les femmes en situation de vulnérabilité et les familles à risque. « La sensibilisation concernait les villages les plus reculés. Nous avons assisté les plus démunis pour la mammographie et les frottis en les appuyant. D’ailleurs je salue l’implication des jeunes qui ont rendu cela possible. C’est eux qui ont facilité cette campagne. Je salue les efforts indéniables de notre partenaire l’OMS qui a accueilli notre grand souci pour le cancer chez la femme. Elle nous a permis de faire cette sensibilisation, aujourd’hui, même en milieu scolaire, on parle du cancer du sein et du frottis », souligne-t-elle.
Elle a évoqué aussi le manque de service d’anatomopathologie au sein de l’hôpital El-Maarouf. Selon elle, ce service permettrait de réaliser les biopsies à des prix bien plus accessibles que dans le privé. Les intervenants ont soulevé aussi, le fait que le pays manque d’oncologues pouvant prendre en charge les cas cancéreux, un dilemme qui s’ajoute au manque de programme national de lutte contre ladite maladie aux diverses pathologies. Durant cette période, l’association a organisé 25 causeries soit 1044 personnes touchées, un pourcentage de104 %, 40 femmes ont bénéficié des mammographies à Ngazidja et 20 autres à Anjouan.
Pour rappel, ce projet a montré que la majorité de la population prend conscience de l’importance du dépistage précoce et la levée du tabou sur les cancers gynécologiques. En effet, il a permis de faire dépister plus de 60 personnes souffrant de problèmes de seins de 131 femmes ayant des suspicions du cancer du col. En somme, malgré les efforts fournis par l’ACCF, cette dernière n’a pas pu satisfaire toutes les demandes en mammographies, en frottis et en consultations. Notons que l’association a bénéficié, deux fois successives, de l’appui du bureau-pays de l’Organisation mondiale de la santé. Pour les activités réalisées de juin à décembre dernier, elle a reçu 12 907 500 francs comoriens. Présente, la chargée du partenariat de l’OMS, Njikam Lobo Clarisse a salué le travail de l’Accf pour cette belle réalisation, surtout qu’elles ont dépassé la cible fixée.
Andjouza Abouheir
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC