La formation des équipes d’intervention rapide a baissé le rideau vendredi dernier. Les participants sont prêts à prendre le relais dans les districts sanitaires de l’archipel afin de répondre rapidement et efficacement face à la menace de propagation du covid-19.
Quatre journées de formation pour 20 participants composés de laborantins, d’épidémiologistes, de communicants, un secteur multidisciplinaire en vue de renforcer les compétences des membres d’équipes afin de réagir rapidement face à cette épidémie.
Pour cette technicienne laborantine de Fomboni, Sitti Badaanti Djamilia explique que la formation a répondu à ses attentes et se dit prête à se rendre sur le terrain, mais aussi à renforcer les compétences de ses collègues de Fomboni. « La formation m’a beaucoup rassurée que je peux faire mon travail sans être contaminée, et je suis prête à partager les compétences avec ceux qui n’ont pas eu la chance d’y assister », nous a-telle confié.
Et pour les équipements, elle regrette que « pour le moment » nous avons des équipements insuffisants par rapport à la propagation du virus, tout en espérant qu’ « on nous fournira davantage pour mieux travailler ».
De son coté le docteur Sayinda Mohamed a rappelé l’utilité d’une telle formation d’expertise. La sélection a été multidisciplinaire à savoir des épidémiologistes pour étudier l’épidémie en question, des biologistes qui peuvent être à tout moment déployés dans n’importe quel recoin de l’île pour faire le travail.
Le pays compte 11 cas positifs officiellement déclarés. L’OMS conformément à ses missions va apporter son appui. « Quel que soit le besoin du gouvernement il suffira qu’il soit exprimé et l’OMS va donner son appui. Pour l’instant, ils ont demandé de l’aide (...) donc nous sommes là pour apporter notre soutien», a-t-elle conclu.
Andjouza Abouheir
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