La Gazette

des Comores

Les pharmaciens emboitent le pas aux commerçants

Les pharmaciens emboitent le pas aux commerçants © : HZK-LGDC

Pour apporter leur soutien aux importateurs, les pharmaciens se sont joints au mouvement de la grève de 72 heures à la différence qu’ils n’ont observé quant à eux que 24 d’arrêt du travail, notamment la journée de lundi.


Les pharmaciens aussi étaient au rendez-vous. Lundi 27 janvier à l’appel des commerçants d’entamer une grève de trois jours pour contester contre la hausse des tarifs douaniers, les pharmaciens ont suivi le mouvement. Durant toute la journée du lundi, aucune pharmacie de la capitale n’a ouvert, exceptée une seule pharmacie qui assurait la garde.

La décision des pharmaciens de rejoindre le mouvement est d’abord motivée par l’appartenance du syndicat à la Nouvelle Opaco, cheville ouvrière de la grève. Mais aussi, les pharmaciens ont leurs revendications vieilles comme Mathusalem et qui sont restées lettre morte auprès des autorités. C’est ainsi qu’ils ont adressé un préavis de grève au ministère de tutelle le 24 janvier.

Les pharmaciens s’opposent au monopole pharmaceutique que l’Etat veut instaurer à travers ses structures. Ils sont aussi contre la demande d’autorisation pour chaque commande de médicament. « C’est comme exiger à un médecin de demander une autorisation à chaque fois qu’il doit faire une ordonnance », comparent les pharmaciens pour qui « l’autorisation d’ouverture d’une pharmacie vaut licence d’importation ».

Le fait que les autorités ferment les yeux sur l’anarchie dans le milieu pharmaceutique inquiète aussi les spécialistes. Rien qu’à Anjouan une soixantaine de dépôt sont ouverts au vu et au su des autorités qui rechignent à les fermer « pour des raisons politiques ». Sans compter les médicaments vendus dans la rue, ou encore ceux importés par la diaspora et qui ne font l’objet d’aucun contrôle…Il fallait qu’un jour les pharmaciens se fassent entendre.

Andjouza Abouheir

 


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