Les laborantins de l’Inrape, chargés d’effectuer les tests du coronavirus, attendent la validation du budget de fonctionnement et les indemnités des heures supplémentaires. Ce après avoir obtenu auprès des autorités l’indemnité des 50% de leurs salaires, promise par le chef de l’État.
Après la rencontre du 28 septembre entre les laborantins de l'Institut national de recherche d'agriculture, de la pêche et de l'environnement (INRAPE) et la coordination nationale chargée de la gestion de la crise de coronavirus, qui a abouti au paiement des indemnités à hauteur des 50% du salaire de chacun, les laborantins n’ont pas définitivement enterré la hache de guerre.
C’était à la suite de la grève du 27 septembre que les autorités concernées avaient convoqué cette réunion d'urgence, le lendemain, afin de trouver un compromis. Si un des laborantins que nous avons contactés affirme aujourd’hui que les indemnités promises par le chef de l’État sont bel et bien versées, certaines de leurs doléances sont néanmoins restées sans réponse. « Nous avons eu gain de cause à propos des indemnités de 50% de nos salaires. Maintenant, on nous a demandé d’établir les devis pour le budget de fonctionnement, de la restauration et les indemnisations des heures supplémentaires. Nous l'avons fait et nous attendons le retour du ministre Msaidie », coordinateur national de la Covid-19, attendu d’Égypte jeudi prochain.
Pour rappel, la grève des laborantins chargés d’effectuer les tests de la Covid-19 a pris fin le jour même qu’elle a commencé, soit lundi 28 septembre après une longue discussion avec le ministre en charge de la gestion de crise de la Covid-19, Houmed Msaidie. Un compromis a été trouvé et les agents ont repris le travail le lendemain, ce qui a évité de pénaliser les voyageurs dont la présentation du test covid-19 est obligatoire.
Depuis la déclaration du premier cas de coronavirus aux Comores, le poste Covid-19 de l’INRAPE est devenu incontournable dans la gestion de la crise. Ces agents ne demandaient que leurs indemnités de 50% de leur salaire, leur prime, des indemnités d’heure supplémentaires et de risque ainsi qu’un budget de fonctionnement et de restauration.
Andjouza Abouheir
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