La Gazette

des Comores

Les jeunes comoriens s’engagent pour la continuité des services de santé

Les jeunes comoriens s’engagent pour la continuité des services de santé © : HZK-LGDC

La crainte de la Covid-19 se fait ressentir chez les jeunes. Dans certaines localités, l'accès aux services de santé de la reproduction des adolescents et des jeunes est limité. Pour y faire face, les jeunes des réseaux Afriyan, Jeune Chambre Internationale et Fédération des Clubs Anti-Sida s'engagent à une continuité des services de santé.


La crise sanitaire de la COVID-19 qui sévit dans le monde actuellement a de lourdes conséquences sur la population et les jeunes ne sont pas épargnés. Aux Comores, l’accès aux services de santé de la reproduction des adolescents et des jeunes (SRAJ) est très limité voire impossible dans certaines localités. Depuis le début de la déclaration du premier cas de COVID-19 aux Comores le 30 avril dernier, les jeunes du Réseau Afriyan ont pris l’engagement de sensibiliser la population sur la continuité des services. « Depuis la déclaration du premier cas de la Covid19 aux Comores, nous avons constaté que les jeunes fréquentent de moins en moins notre centre à cause des mesures barrières recommandées par le gouvernement et la peur de contracter le virus », constate le président du Réseau Afriyan Comores, Sultan Abdourahim Cheick.

Depuis mars dernier, les associations des jeunes Afriyan, Réseau des jeunes leaders pour la paix, Jeune Chambre Internationale et Fédération des Clubs Anti-Sida sont descendus sur le terrain pour sensibiliser les associations locales sur l’importance du respect des mesures barrières contre la Covid-19 et la distribution des préservatifs. « Je pense qu’il est de mon devoir en tant que président d’Afriyan Comores de continuer à sensibiliser les jeunes sur l’utilisation des préservatifs et les autres services de santé des jeunes pendant cette période. Je suis très inquiet que certains distributeurs communautaires ne viennent pas pour s’approvisionner. Cette situation peut avoir des lourdes conséquences notamment chez les jeunes filles qui pourraient tomber enceinte faute de moyen de protection », dit-il.

Le même sentiment est partagé par Rafiki Moindjié, membre de  la fédération des Clubs Anti-Sida. « Nos activités tournent au ralenti. Les jeunes sont restés chez eux et on a du mal à se retrouver dans les centres pour discuter des différentes activités que nous devrions réaliser. La situation nous inquiète car les grossesses non-désirées pourraient augmenter et encore une fois les jeunes filles seront les victimes de cette situation. Pourtant les produits sont disponibles et il y a une permanence au centre tous les jours », montre-t-il.

L’UNFPA a appuyé techniquement et financièrement une formation à ses associations sous le thème « Covid-19 et engagement communautaire ». Au cours de cette formation, les jeunes ont pu échanger aussi sur comment continuer à assurer les services de santé sexuelle des jeunes pendant la pandémie.

Andjouza Abouheir

 


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