La Gazette

des Comores

Les autorités reconnaissent que la situation est « un peu inquiétante »

Les autorités reconnaissent que la situation est « un peu inquiétante » © : HZK-LGDC

Lors d’une réunion de la coordination insulaire de la lutte contre la Covid-19 avec les comités villageois à Moheli, le docteur Abdoulanziz Hassanaly, chef de ladite coordination, a émis des suspicions concernant un nouveau variant qui sévirait dans la plus petite île qui compte 17 cas actifs, faisant craindre une troisième vague. Le coordinateur a annoncé que des échantillons seront envoyés à Nairobi afin de procéder aux séquençages nécessaires pour confirmer ou infirmer les doutes.


La coordination insulaire de lutte contre la Covid-19 à Mohéli a rencontré le lundi 25 octobre les comités villageois pour les sensibiliser encore une fois sur les mesures barrières contre la Covid-19. Une initiative qui tombe à point nommé puisque l’île traverse une période difficile depuis le 29 septembre, et ce après 8 mois depuis la fin d’une deuxième marquée par le variant dit sud-africain qui a laissé des souvenirs douloureux avec des dizaines de morts. Jusqu’au mardi 26 octobre, l’île comptabilisait 26 cas actifs. Une situation qui selon le coordinateur de l’île est « un peu inquiétante » mais « pas aussi grave ». En revanche, il n’en reste pas moins qu’elle nécessite des mesures appropriées pour vite stopper la propagation du virus dans l’île.

 

« C’est pour cette raison précise que nous avons jugé nécessaire de réactiver tous les comités villageois de la lutte contre la Covid-19 au niveau de l’île et les comités des différents quartiers de Fomboni pour qu’ils nous accompagnent dans ce processus de sensibilisation et de mise en application des mesures barrières », anticipe le Dr Hassanaly. Il faut dire que ces équipes vont se battre contre un ennemi dont la force de frappe est jusqu’à présent ignorée. En effet, les médecins suspectent que c’est un tout autre variant qui est à l’origine de cette résurgence. « Nous avons des suspicions et il est vrai que la propagation est rapide. Au début, nous avions des compatriotes venus de la Chine que nous pensions revenir pour des vacances. Depuis 48h à 72 heures, nous avons encore d’autres venus d’Espagne que nous avons confinés. Nous les avons dépistés et enverrons des échantillons à Nairobi pour séquençage afin de voir le type de variant qui sévit actuellement dans l’île ».

 

Interrogé sur les personnes vaccinées, le docteur Abdoulanziz Hassanaly a tenu à rappeler que la vaccination n’empêche pas la circulation de la covid-19 mais lutte plutôt contre les formes graves. « Toutes les personnes [vaccinés] qui ont rattrapé la covid-19 n’ont pas eu de  complications fâcheuses. Seulement une hypothermie passagère. Par contre pour ceux qui n’ont pas reçu le vaccin, certains ont évolué avec une certaine complication jusqu’à nécessiter une oxygénation », explique-t-il, tout en rassurant que l’état des patients admis dans les centres de prise en charge « évolue très bien ». La campagne de vaccination bat son plein dans l’île. Selon la coordination, la 4e cohorte permettra de vacciner jusqu’à 55% de la population de la plus petite île des Comores. 

 

Andjouza Abouheir

 

 


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