Dans le cadre d’un travail de supervision et d’évaluation à Anjouan, le bureau de l’OMS en collaboration avec le ministère de la santé a rencontré les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet portant santé buco-dentaire de l’ONG ADDE. Tout au long de la discussion, les acteurs ont exprimé l’élargissement et la pérennisation du projet.
Le bureau de l’OMS en collaboration avec le ministère de la santé a mené vendredi 09 décembre dernier un travail de supervision et d’évaluation à Anjouan dans le cadre du partenariat avec les organisations de la société civile pour la promotion de la santé. L’objectif de cette visite inopinée est de s’imprégner de près des activités menées par l’ONG ADDE pour son projet d’amélioration de la santé bucco-dentaire auprès des filles et garçons des écoles primaires publiques des quartiers vulnérables, financé par l’OMS à hauteur 10.916.125 de nos francs. Ce projet de grande envergure consistait à mener une campagne de sensibilisation et à éduquer sur l'hygiène bucco-dentaire. C’est l’ensemble des pratiques permettant d'éliminer la plaque dentaire qui se forme naturellement et en permanence à la surface des dents. Cette élimination permet d'éviter les maladies parodontales, qui peuvent être graves chez les enfants.
Vendredi dernier dans la matinée, une réunion a été organisée avec les parties prenantes pour la mise en œuvre du projet. Cette dernière a vu la participation du représentant de la mairie, du délégué à l’éducation, la direction régionale de la santé, etc. Dans son intervention, le délégué à l'éducation auprès du gouvernorat d’Anjouan Nail Jaffar a expliqué que ce projet est salutaire et la communauté l’a pris à bras ouverts. « Nous avons vu une ADDE remplie d’engagement, nous les avons assisté et fait le suivi de chaque opération. Tout de suite, nous avons ressenti un impact positif au sein de la communauté. Nous avons beaucoup d’intérêt à ce projet et réfléchissons à élargir cette activité. Sur le terrain, nous avons découvert les difficultés et je pense qu’il y a beaucoup à faire », avance-t-il.
De son côté, la responsable des relations extérieurs et du partenariat à l’OMS Lobo Njikam Clarisse a expliqué qu’en janvier 2018, avec l'invitation du directeur général de l'OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, un groupe de travail de la société civile a été créé pour conseiller l'OMS sur comment renforcer sa collaboration avec la société civile pour avancer le 13e Programme général de travail. Ce groupe de travail a élaboré un ensemble de recommandations concrètes et pratiques qui amélioreront la capacité collective à assurer la sécurité du monde, à protéger les personnes vulnérables, et à atteindre la santé de tous. C'est dans ce contexte que l'OMS Comores a octroyé un financement de 42 014 125 KMF à quatre Ong notamment l’ADDE. « Aujourd’hui, notre présence sur le terrain est de voir ensemble à travers les discussions et les rencontres avec les bénéficiaires comment les choses sont faites, surtout sur l’expérience pour la mise en œuvre », renchérit-elle.
Notons que l’Ong ADDE comme l’a démontré le coordinateur Ibrahim Said a eu l’appui des médecins, des dentistes, qui ont fait des consultations aux écoliers et éduqué pour l’hygiène bucco-dentaire. Elle a aussi tenu une caravane de sensibilisation dans les mosquées de vendredi, les places publiques ainsi que des affiches et émission télévisés, démontrant les techniques de brossage. Un service de prise en charge des soins de carries dentaires en collaboration avec la mairie de Mustamudu et les associations des parents d’élèves est mis en place au centre médical et actuellement opérationnel.
Andjouza Abouheir
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