La Gazette

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Le soutien communautaire et des dirigeants est nécessaire

Le soutien communautaire et des dirigeants est nécessaire © : HZK-LGDC

Pour ce 1er décembre, date marquant la journée mondiale de la lutte contre le Sida, la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, le Dr Matshidiso Moeti appelle au soutien de la communauté et des dirigeants mondiaux afin de préserver les services essentiels de lutte contre le VIH en cette période de la Covid-19. Les communautés surtout les porteurs du VIH doivent être proactives dans les soins personnels et à comprendre comment prévenir la propagation des infections.


Comme chaque année, le monde célèbre la journée internationale de lutte contre le Sida ce 1er décembre. Cette année, l’attention se focalise sur les personnes vivant avec le VIH en vue de leur apporter un soutien mais également de se souvenir de ceux qui ont perdu la vie à cause du Sida. « Solidarité mondiale et responsabilité partagée », tel est le thème choisi cette année pour célébrer cette journée. Il en découle du constat que dans le contexte actuel marqué par la pandémie de coronavirus le monde entier œuvre à l’unisson, sous le leadership déterminé des gouvernements et des communautés, pour soutenir et élargir l’accès aux services essentiels qui englobent la prévention, le dépistage, le traitement et les soins du VIH.

 

Dans son discours, le docteur Moeti a rappelé que la pandémie de la Covid-19 rend encore plus difficile la prestation de ces services par les pays, en particulier dans les zones touchées par des conflits, des catastrophes, des flambées épidémiques et par une croissance démographique rapide. « Ces chiffres s’ajoutent au fait que, dans la région africaine, les nouvelles infections par le VIH et les décès liés au sida ne diminuent pas assez rapidement pour atteindre la cible de l’objectif de développement durable qui vise à mettre fin aux épidémies de Sida d’ici à 2030. Tous les enfants vivant avec le VIH ne sont pas identifiés et ne bénéficient pas du traitement du VIH. Les filles et les femmes âgées de 15 à 24 ans concentrent 37% de toutes les nouvelles infections par le VIH », explique-t-elle, tout en rajoutant que « la stigmatisation et la discrimination, en particulier à l’encontre des groupes de population clés, continuent d’entraver l’accès aux services ».

 

Malgré ces difficultés, des progrès sont enregistrés dans les pays africains. 2020 est une année charnière vers la fin de l’épidémie de Sida et 81% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique pour cette infection. Parmi ces personnes, 70% des adultes et 53 % des enfants sont placées à vie sous traitement antirétroviral. 85% des femmes enceintes et allaitantes vivant avec le VIH suivent un traitement antirétroviral, qui protège leur santé et prévient la transmission du VIH à leurs nouveau-nés.

 

La directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique invite instamment les communautés, en particulier les personnes vivant avec le VIH, à être proactives dans leurs soins personnels et à comprendre comment prévenir la propagation des infections. Pour appel 38 millions de personnes vivent avec le VIH, dont 67% dans la région africaine de l’OMS. En 2019, plus d’un million de personnes dans la région ont été nouvellement infectées par le VIH, ce qui équivaut à 60 % du total mondial et, malheureusement, 440 000 personnes sont décédées de causes liées au VIH dans le continent.

 

Andjouza Abouheir

 


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