Pour organiser la 2e édition de l’Octobre Rose aux Comores, l’Association comorienne de la lutte contre le cancer chez la femme a présenté à la presse les activités qui vont se dérouler tout au long du mois. L’association va mettre les bouchées doubles pour sensibiliser la femme sur le danger du cancer gynécologique et du sein.
Devant la presse samedi 03 octobre, l’Association comorienne contre le cancer chez la femme (Accf) a présenté le programme des différentes activités pour la 2e édition d’Octobre rose. Une caravane de sensibilisation aura lieu dans le Mboudé et le Mitsamiouli, le dimanche 4 octobre pour sensibiliser sur le cancer du sein et le cancer gynécologique. « Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme dans le monde et présente 25% de l’ensemble des cancers féminins. Notre pays ne fait pas exception », montre Zahara Abdallah, membre fondatrice l’Accf.
Et pour plus de prévention, l’Association travaille en partenariat avec le centre d’imagerie du docteur Soimihi pour promouvoir la mammographie. Du 05 octobre au 05 novembre, le prix de l’examen va passer de 35.000 KMF à 20.000 KMF. « Dans le monde, on enregistre de plus en plus de patientes âgées de moins de 50 ans atteintes de cancer du sein. Il est donc fortement recommandé de voir chaque année un gynécologue pour un examen clinique des seins », poursuit-elle.
Du 10 au 11 octobre, le centre d’imagerie du Dr Soimihi organisera une journée portes ouvertes pour permettre aux femmes de découvrir la mammographie. Une journée de réflexion sur une stratégie nationale de lutte contre le cancer sera mise en avant en collaboration avec le ministère de la santé, l’association du personnel de l’OMS et les partenaires.
A travers les médias et leurs caravanes, l’Accf compte sensibiliser autant de monde pour éviter tout danger. « Le but premier c’est d’informer plusieurs femmes. Comme vous le savez, la plupart des soins se font à l’étranger et en cette période de Covid-19, il est quasi impossible d’aller se soigner. Il est triste que jusque là, le pays ne dispose pas d’un centre cancérologique », indique Moinchami Sultan, membre de l’association.
Andjouza Abouheir
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