Pour éviter une explosion des cas de covid-19 dans le pays, le port du masque est rendu obligatoire. Notons qu’aucune mesure d'accompagnement n'a été mise en place.
Après son discours du 06 juillet dernier allégeant certaines mesures de la Covid-19, le président de la République a rendu obligatoire, par décret de ce mercredi 8 juillet, le port de masque dans l’espace public et sur l'ensemble du territoire national. « Le port systématique d'un masque qui couvre le nez et la bouche est obligatoire. Les mesures d'hygiène et de distanciation sociale, incluant la distanciation physique d'au moins un mètre entre deux personnes dites barrières, doivent être observées en tout lieu et en toute circonstance, » lit-on dans ledit décret qui exempte les personnes en situation d'handicap « munies d'un certificat médical » et les enfants de moins de 12 ans. Force est de constater qu'aucune mesure d’accompagnement, notamment la distribution gratuite des marques, n'a été mise en place pour permettre le respect scrupuleux de la décision.
La ministre de la santé avait annoncé la mise en place d'une fabrication massive de masques artisanaux en forme aftnore à cout réduit pour les personnes indigentes. Jusqu'à présent, rien n’a été fait. À force de voir des figures politiques et non médicaux, certains n’ont pas confiance. « Il est bien de porter un masque mais avec les conditions requises. Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi ce ne sont pas les médecins qui nous disent quoi faire, mais les politiques. Tout le monde craint la maladie mais en réalité, il est vraiment difficile de prendre au sérieux ce qui se passe actuellement. Et ce relâchement est en partie de leur faute », déplore un citoyen.
Pour Rassoul Chakour, cette décision de rendre obligatoire le port de masque est salutaire. « C'est une décision à saluer. Certaines personnes d'entres nous semblent oublier que nous vivons dans une période de pandémie. Peut-être qu'avec des amendes et des arrestations, ils vont prendre conscience ».
Le même décret annonce la réouverture des mosquées avec le respect des mesures barrières. « Les espaces d'ablutions dans les mosquées seront fermés avec interdiction d'usage des livres coraniques pour enrayer toute propagation de la pandémie du Covid-19 », précise le décret. En ce qui concerne le couvre-feu, il est passé de 23h à 5h du matin au lieu de 20H. Des discussions sont en cours pour la réouverture des frontières aériennes avec l’international.
Andjouza Abouheir
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