La Covid-19 impacte tous les secteurs et les services de la planification familiale ne fait pas exception. Les sages-femmes notent dans cette période un faible taux de fréquentation des patients.
Dès le début de la déclaration du premier cas de la Covid-19 dans le pays, le nombre des patientes qui fréquentaient le service de planification familial a chuté d'une façon considérable. Certaines sages-femmes craignent le pire, laissant entendre une explosion de la natalité dans les années à venir. Le service de PMU de Mboueni ne fait pas l’exception. « Ces derniers temps, la participation avant-épidémie était de 15 à 20 personnes par jour. Aujourd’hui, le chiffre a chuté. Nous comptons 4 à 6 personnes par jour », a constaté Aminata Said Mchangama, sage-femme du centre hospitalier de Mboueni. Cette même observation va de paire avec le service de planification d'El-Maarouf. Le mois de mai, l’hôpital de référence de l’Union des Comores a enregistré 51 alors qu'en avril, la participation était de 63 personnes.
Hormis cette régression, les services sont fragilisés ces derniers temps par la rupture ou bien par l'absence des pilules, les implants, les injections, les stérilets et les préservatifs. Aminata Said Mchangama revient sur la question et invite les femmes à ne pas rompre le processus de planification. « Il est vrai que nous avons moins de produits qu'avant et que bientôt nous serons confrontés à une rupture radicale, mais cela n'est pas une raison suffisante de rompre le suivi de consultation », avance-t-elle, avant d’ajouter que « nous sommes là pour conseiller avant toute chose ».
De son côté, la responsable de la planification familiale au niveau national explique que ces ruptures de stock sont causées par le retard du transport aérien, un problème auquel font face toutes les nations impactées par le Coronavirus. « Nous avons lancé la commande mais nous sommes confrontés à un problème de transport », précise Zainaba Abdou. Et pour remédier à la mauvaise fréquentation du PMU, le ministère de la sante prévoit dans les prochains jours, une campagne de sensibilisation dans les milieux ruraux afin d'inciter les femmes à suivre le processus de planification familial. Un programme appuyé par des partenaires internationaux, notamment l’UNFPA.
Andjouza Abouheir
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