Les autorités sanitaires tirent la sonnette d’alarme. Selon Dr Faouzouz, des cas suspects de chikungunya ont été récemment signalés dans le pays, peu après la confirmation de la présence du virus à Mayotte en mars dernier. Bien qu’aucun cas n’ait été enregistré, le ministère de la santé appelle la population à redoubler de vigilance et à adopter sans attendre les gestes de prévention.
Le chikungunya, virus transmis par les moustiques, refait surface dans la région. Détecté
récemment à Mayotte, après La Réunion, il suscite l’inquiétude dans le pays où des cas
suspects ont déjà été notifiés, selon le Dr Faouzouz Ben Aboubacar, médecin épidémiologiste
et responsable de la surveillance épidémiologique nationale. « Le risque de propagation est
très élevé », avertit-il, soulignant le rôle des déplacements inter-îles dans la diffusion du virus.
En réponse, les autorités sanitaires ont mis en place plusieurs mesures de prévention,
notamment le renforcement de la surveillance épidémiologique, l’identification rapide des cas
suspects, et la sensibilisation de la population aux gestes de prévention.
Face à la menace, les autorités sanitaires ont enclenché une série de mesures, intensification
de la surveillance épidémiologique, détection rapide des cas suspects et campagne de
sensibilisation auprès de la population. Des contrôles renforcés sont également mis en place
dans les aéroports et les ports, afin de limiter au maximum l’entrée et la circulation du virus
sur le territoire. La situation est d’autant plus préoccupante que la dengue circule déjà
activement dans la région. Or, ces deux maladies présentent des symptômes proches, ce qui
complique les diagnostics. « Le chikungunya, qui signifie « celui qui marche courbé »
provoque notamment de vives douleurs articulaires, de la fièvre et des éruptions cutanées »,
explique le Dr Faouzouz. « La dengue, elle, se manifeste aussi par de la fièvre, des maux de
tête, des douleurs musculaires, et parfois des formes hémorragiques. »
Pour faciliter le dépistage, les centres de santé sont équipés de tests de diagnostic rapide
(TROD). En cas de suspicion, les soignants sont formés à éviter certains médicaments
notamment l’aspirine ou les anti-inflammatoires comme l’ibuprofène, le diclofénac ou l’Advil
susceptibles d’aggraver les cas de dengue. La prévention reste la meilleure arme. Le docteur
recommande de « porter des vêtements longs et clairs, utiliser des répulsifs anti-moustiques,
éliminer les eaux stagnantes et consulter un médecin dès les premiers symptômes. »
Mohamed Ali Nasra
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