La crise de la pandémie de covid-19 a tout chamboulé. Tous les efforts du Ministère de la santé étaient orientés vers la lutte contre cette maladie au détriment des autres programmes réguliers relégués au second plan. C’est pour cela que les autorités sanitaires en partenariat avec l’UNICEF ont jugé nécessaire, en cette période d’accalmie, de reprendre ces activités en renforçant les capacités de leurs équipes.
Les médecins chefs de différents districts sanitaires de Mohéli avec des agents de la santé ont bénéficié jeudi dernier à la direction régionale de la santé d’une formation de renforcement des capacités sur la vaccination des enfants. Dès l'apparition du premier cas du nouveau variant de la covid-19 dans le pays en particulier à Mohéli, le ministère de la santé, de la solidarité et de la protection sociale avait consacré tout son temps à lutter contre cette pandémie. Ce qui n’a pas été sans impacts dans les autres volets notamment les programmes déjà initiés tel que le PEV (programme élargi de vaccination) des enfants, la planification familiale et autres qui sont d'ailleurs indispensables pour le bien être de l'enfant.
Face à ce paradoxe et pour infléchir la courbe, plus d'une trentaine de personnes, médecins chefs et vaccinateurs ont été invités à prendre part à une formation de 3 jours qui a débuté le jeudi pour prendre fin samedi 18 septembre. Une initiative prise par le Ministère de la santé en partenariat avec l’UNICEF pour pouvoir atteindre une couverture annuelle de 90% des enfants vaccinés.
Selon Dr Nouroulhouda Youssouf, coordinatrice nationale du programme élargi de vaccination, ces vaccins protègent les enfants contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l'infection à Haemophilus influenzae, l'hépatite B, le méningocoque C, le pneumocoque, la rougeole, les oreillons et la rubéole. « Ces vaccins sont obligatoires chez les nourrissons jusqu'aux enfants de 13 ans » précise-t-elle.
La couverture annuelle de 90% des enfants vaccinés sur le territoire national est loin d'être franchie puisqu'en ce milieu du mois de septembre, selon les données du Ministère de la santé, seulement 80% des enfants sont vaccinés. Le taux de participation est faible, selon les responsables, alors qu'il reste 3 mois pour terminer l'année 2021. Toutefois avec une forte sensibilisation les autorités sanitaires sont optimistes face à ce défi. « Les mêmes équipes qui devront assurer la vaccination des enfants sont aussi appelés à suivre la campagne de vaccination de la covid-19 mais on verra comment procéder pour palier à cela » rassure Dr Nouroulhouda.
C'est dans ce sens que ces responsables sanitaires appellent les parents à adhérer à la vaccination des enfants car c'est un droit. « Bientôt un enfant pourrait porter plainte à ses parents s'il n'est pas vacciné car c'est son droit » prévient la coordinatrice.
Riwad
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