La Gazette

des Comores

Le Japon accorde 361 millions KMF pour la santé sexuelle

Le Japon accorde 361 millions KMF pour la santé sexuelle © : HZK-LGDC

Pour faire face aux décès maternels et à la violence faite aux femmes, l’ambassade du Japon aux Comores, l’UNFPA et le ministère de la santé ont lancé le projet d'amélioration des services de santé sexuelle, reproductive et prévention des violences basées sur le genre et prise en charge des survivantes dans 12 districts. Ce projet est financé à hauteur de 361 millions KMF pour une durée de 12 mois.


Le ministère de la santé et de la promotion du genre en collaboration avec le bureau de l'UNFPA et l'ambassade de Japon aux Comores ont lancé vendredi 25 juin dernier le projet d'amélioration des services de santé sexuelle, reproductive et prévention des violences basées sur le genre et prise en charge des survivantes dans 12 districts. Ce projet financé à hauteur de 361 millions de nos francs par le gouvernement du Japon pour une durée de 12 mois va répondre aux inquiétudes et aidera les populations les plus nécessiteuses en milieu rural. Une  possibilité de donner un accès équitable aux soins de santé de proximité à tous et d’accompagner les  survivantes des violences.

« Trente femmes sont malheureusement décédées l’année dernière, et dix femmes ce premier semestre 2021 aux Comores. Ceci est  inadmissible et demeure un obstacle à l’atteinte des ODDs. Pourtant le rapport sur l’état de la pratique des sage-femme 2021 montre très bien que les Comores possèdent le nombre nécessaire des sages-femmes pour s’occuper des services de santé sexuelle et reproductive mais malheureusement la plupart ne perçoivent pas de salaire », explique le représentant de l’UNFPA à Madagascar, Koffi Koumea.

Selon lui, la situation des violences faites aux femmes et aux filles aux Comores devient de plus en plus alarmante. Les services d’écoute ont enregistré dans le premier trimestre plus de 191 cas au premier trimestre 2021, contre 144 dans la même période en 2020. « Le projet prévoit entres autres la réhabilitation de 3 maternités dans un état de vétusté, l’équipement de 12 centres de santé de districts, le déploiement des sages-femmes dans les postes ou centres de santé en besoin de ressources humaines, la distribution des kits SR dans les centres mais aussi l’acquisition d’une deuxième clinique mobile qui sera affectée à Mohéli, ayant les indicateurs les plus marqués de pauvreté, de grossesse des adolescentes, et de faible taux de planification familiale », souligne t-il.

De son côté, la ministre de la santé Loub Yacouti Athoumani montre que « ce projet non seulement répond  aux engagements fermes pris par notre au Sommet de Nairobi en 2019 sur la CIPD+25 mais aussi contribuera à revitaliser le mouvement en insufflant un nouveau dynamisme afin de garantir le respect des droits et des choix de chacun et l'atteinte des objectifs de développement durable ».

Quant à l'ambassadeur du Japon, Higuchi Yoshihiro, il dit attendre une amélioration de la disponibilité de services de santé reproductive de qualité dans les 12 districts ciblés et un renforcement de la prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre dans l'ensemble du pays. « Ces résultats consistent notamment à donner la priorité aux individus en défendant leurs droits et leurs choix en matière de sexualité et de procréation, ainsi que leurs droits au développement pour les générations actuelles et futures », conclut-il.

 
Andjouza Abouheir

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.