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Le CHN demande à la mairie de prendre ses responsabilités

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Le CHN demande à la mairie de prendre ses responsabilités © : HZK-LGDC

Pour éviter l’encombrement des déchets au seuil du centre hospitalier national (CHN), un cri d’alarme est lancé par les malades. Face à cette situation désagréable, la réaction de la mairie est très attendue pour assurer la salubrité des lieux.


Depuis quelques jours, des sacs poubelles s’amoncellent le long du trottoir du Centre hospitalier national El-Maarouf, une situation préoccupante qui peut impacter la vie des malades. D’après le chargé de communication de la direction d’El-Maarouf, la situation est déplorable surtout qu’il s’agit d’un espace réservé aux malades et non pour déposer des déchets. Et ces dépôts sauvages peuvent avoir des conséquences sanitaires graves. De ce fait, « j’appelle à la mairie de Moroni à prendre ses responsabilités non seulement pour une ville propre mais aussi pour assurer la protection des personnes malades », recommande-t-il. Et lui d’ajouter que « l’hôpital doit rester salubre car la propreté constitue le socle de la santé ». 

Pour rappel, beaucoup de projets ont été mis en place pour assurer la gestion des déchets, et aucun suivi n’a été fait pour obtenir des résultats. En outre, le risque sanitaire associé à la manipulation des déchets d’activités de soins à risques infectieux, à savoir des aiguilles, seringues, lancettes, stylos, cathéters, sang contaminé etc., constituent un danger imminent vis-à-vis des patients, de leur entourage et du personnel de l’hôpital.

Puisqu’il est question de santé publique, tous ces déchets doivent être au centre de la réflexion pour les autorités sanitaires, en vue de trouver une solution immédiate et pérenne. Bien que la direction de lutte conte le sida soit en charge du projet visant à doter le CHN d’un incinérateur  pour bruler les déchets médicaux en toute sécurité, le projet n’avance pas. Mahmoud Abdallah appelle à l’accélération des travaux. « L’heure est grave, nous avons tenu une réunion mercredi dernier avec les concernés, leur réponse me pousse à réagir, le mois de février, je trouve que c’est loin, il faut accélérer le processus » a-t-il précisé.

Andjouza Abouheir

 


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