La Gazette

des Comores

L'ASPSR en atelier de 48h00 sur la santé de la reproduction

L'ASPSR en atelier de 48h00 sur la santé de la reproduction © : HZK-LGDC

Plus des 10 ulémas de l'association des religieux pour la promotion de la santé de la reproduction (ASPSR) suivent à Mutsamudu une formation basée sur les techniques de communication, santé de la reproduction, planification familiale et violence basée sur le genre.


Une dizaine d’ulémas de l'association des religieux pour la promotion de la santé de la reproduction (ASPSR) suivent depuis quelques jours une formation basée sur les techniques de communication, santé de la reproduction, planification familiale et violence basée sur le genre. Durant plusieurs heures, le Docteur Mahamoud Saïd a insisté sur l'importance de l'écoute des parents aux enfants. « Une bonne santé de la reproduction passe bien si la communication est bien faite. C’est pourquoi on veut se diriger vers un changement de comportement », avance-t-il.  

 

La mauvaise transmission de l'information entre enfants et parents et les tabous contournés discrètement par les enfants via la technologie deviennent un danger permanent chez plusieurs jeunes filles. Tout cela est faute de droit d'accès à la bonne information qui éduque et parfois au service de la santé de la reproduction. 

 

Il y a des droits, mais aussi des devoirs. Pour les derniers, ceux des parents de prime abord. « Les parents ont le droit de bénéficier des informations et services qu'elle que soit leur situation sociale, économique, leur appartenance ethnique, leur état civil, leurs lieux de résidence ou toutes autres caractéristiques susceptible de les rattacher à un groupe spécifique », indique-t-on durant les échanges.

 

Selon les formateurs, la communication pour le changement de comportement, qui remplace le concept IEC (informations, éducation, communication) doit prendre les devants pour espérer un changement de comportement. « La mauvaise communication est très dangereuse. On  retient des grandes conséquences issues de la mauvaise communication. Les liens entre la religion et la science posent un problème par l'influence de la tradition », montre le formateur. 

 

Sur le cadre politique de la santé de la reproduction, fait il y a près de 20 ans on a quelques chiffres qui interpellent. Le taux de mortalité infantile est de 116 pour mille naissances vivantes, 500 pour 100.000 naissances vivantes pour le taux (rapport) de mortalité maternelle, 15 pour 1000 habitants pour le taux de mortalité globale, un taux de consultation prénatale estimé à 96% chez la femme instruite contre 79% pour celle sans instruction, un taux d’accouchements dans un établissement sanitaire à 43% contre 57% d’accouchements à  domicile, un taux d’accouchements assistés par un personnel qualifié (médecin, sage-femme, infirmier, sage-femme auxiliaire estimé à 52 %.

 

Nabil Jaffar

 


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