Pour orienter les structures de santé dans la numérisation, le ministère de la santé en collaboration avec l’OMS ont organisé un atelier de validation de la stratégie nationale de santé numérique. Ce projet a pour but de recouvrir les domaines de la santé qui font intervenir les technologies de l'information et de la communication.
Le ministère de la santé en collaboration avec l’Oms a organisé un atelier de validation de la stratégie nationale de santé numérique en Union des Comores. Prévu pour de durer 2 jours, du 17 au 18 juin, cet atelier de réflexion a réuni les acteurs du ministère de la santé et des tics. Existant depuis 2016, ce projet a pour but d’accompagner le ministère de la santé et ses structures à désigner l'utilisation d'outils, de services et de méthodes électroniques et informatiques pour assurer la prestation des services de santé et pour simplement favoriser une meilleure santé.
Dans son intervention, le représentant de l’OMS à Moroni Abdoulaye Diarra dit reconnaitre les efforts entrepris par le ministère de la santé depuis décembre 2016 date à laquelle la première stratégie nationale de santé numériques fut validée par les parties prenantes dont évidement les autorités et experts des Tic. « Si après toutes ces années, il semble y avoir une absence ou une insuffisance de la mise en œuvre de la stratégie qui devrait couvrir la période 2017-2021, cela témoigne l’ampleur des défis liés à une telle initiative qui demande la mutualisations des expertises dans les divers secteurs », souligne-t-il.
En 2021, il est important de saisir les multiples opportunités, à savoir l’existence dans l’archipel des Comores d’une très bonne plateforme réseau assurant la qualité des télécommunications, une jeunesse innovante qui s’impose au niveau régional en matière de technologie numérique et enfin le fait que la santé numérique soit considéré depuis quelques années comme une priorité stratégique émergente pour les systèmes de santé dans les petits Etats insulaires en développement de la région africaine de l’OMS. « La covid-19 nous a montré combien l’e-santé était très important et son rôle dans l’amélioration de la couverture et de la qualité des soins et services », précise-t-il, tout en saluant l’initiative des tests PCR par voie électronique mis en place justement pour protéger la population.
De son côté, le secrétaire général du ministère de la santé, Jean Youssouf a montré que pour concrétiser cette volonté politique de la mise en place de l’assurance maladie généralisée (AMG), le ministère de la santé se doit de renforcer toutes les composantes de son système de santé, malgré les innombrables difficultés sur le terrain notamment, l’insuffisance des données de qualité et des structures sanitaires fonctionnelles, etc. « Les dépenses des ménages par paiement direct sont estimées à 47,57% en rapport aux dépenses totales de la santé », démontre-t-il.
Partant de ce constant de la connectivité nationale et internationale, le ministère de la santé et l’Oms ont lancé en novembre 2020 un processus de réactualisation de sa stratégie de santé numérique pour tenir des nouvelles prioritaires du gouvernement. Pour rappel, la vision de la stratégie mondiale de santé numérique 2020-2025 de l’OMS a pour objectif d’améliorer la santé de chacun, partout en accélérant l’élaboration et l’adoption de solutions de santé numérique appropriés, accessibles, etc.
Andjouza Abouheir
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