Afin de garantir la santé de la mère et de l’enfant, la direction familiale a restitué à travers le ministère de la santé, les travaux sur l’évaluation politique et programme nutritif maternel, avec l’appui de l’Unicef.
La malnutrition reste l’une des causes qui fragilisent la santé de la mère et de l’enfant. Pour aboutir à une stratégie de lutte, le ministère de la santé en collaboration avec l’Unicef a organisé le 25 juin dernier, un atelier de restitution de l’analyse politique et programme de nutrition maternelle. Cet atelier a réuni des partenaires au développement et une partie des responsables de la nutrition et de la direction familiale.
L’objectif était d’effectuer un examen du paysage des politiques et programmes à adopter en matière de nutrition maternelle au niveau du pays en se basant sur les 16 recommandations issues du guide de l’OMS en vue d’identifier des actions permettant d’accélérer la mise en échelle des actions pour améliorer la nutrition maternelle.
Notons que, ces deux dernières décennies, le pays a enregistré des progrès notoires en matière de santé de la mère. Sur le taux de mortalité maternelle, on note 517 décès pour 100.000 vivants en 1996, à 172 décès en 2012. Ce progrès remarquable est lié principalement au renforcement de la consultation prénatale et des accouchements qui sont maintenant assistés par des personnels de santé qualifiés.
Au niveau du pays, 92% des femmes enceintes reçoivent des soins prénataux, 82% bénéficient de l’assistance d’un personnel de santé qualifié pendant l’accouchement. Grand bien pour les femmes enceintes car 76% de ces accouchements se font avec succès en milieu hospitalier.
La représentante adjointe de l’Unicef, Marie Reine Fabry regrette que malgré ces progrès, une portion non négligeable des femmes enceintes ne bénéficie pas encore de toutes les interventions nécessaires et fiables à leur santé. « 20% des femmes ne bénéficient pas des supplémentations en fer et acide folique au cours de leur grossesse et seules 6 femmes sur 10 prennent de vermifuges au cours de la grossesse et uniquement 32% reçoivent de la vitamine A ou post-partium. 12% des enfants bénéficient d’un allaitement exclusive », relève la représentante adjointe.
Cette dernière a souligné quelques faiblesses non négligeables dont la faible accessibilité de notion de base des mariages précoces, la faible qualité de service de pesanteur socio-économique et la faible notion des déterminants connus pour impacter négativement la santé nutritionnelle de la mère et son futur enfant. « De ce fait, agir pour la santé depuis la grossesse jusqu’à l’accouchement, c’est par ricochet agir aussi sur les nouveaux nés et de l’enfant. Cela va permettre donc à l’enfant d’être né et d’avoir son cinquième anniversaire et garantir son potentiel du développement jusqu’l’âge adulte », précise-t-elle.
Andjouza Abouheir
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