La journée internationale sans tabac a été célébrée hier 31 mai dans le pays. Cette journée met en lumière entre autres les risques du tabac mais aussi de renforcer le plaidoyer et la mobilisation sociale autour des stratégies de lutte contre tabagisme.
Comme chaque 31 mai, le monde entier célèbre la journée internationale sans tabac et le pays ne fait pas exception. L’association comorienne anti-tabac en partenariat avec l’ambassade de l’Arabie saoudite a organisé une cérémonie hier lundi à Moroni. Cet évènement a vu la présence du secrétaire adjoint du ministère de la santé, le représentant de l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite Nayif Aldjahid, la représentante du représentant de l’Oms Dr Hissane Abdou Bacar. L’objectif de cette journée est de renforcer le plaidoyer et la mobilisation sociale autour des stratégies de lutte contre tabagisme. Chaque année dans le monde, environ 1,2 millions de non-fumeurs décèdent des suites de l’exposition à la fumée de tabac. « Le tabac est une menace pour l’environnement », est un thème qui vise à mettre en évidence l’impact environnemental de l’ensemble du cycle du tabac, depuis la culture, la production et la distribution jusqu’aux déchets toxiques.
Dans son allocution, le secrétaire adjoint du ministère de la santé, Ahmed Mohamed a expliqué que les Comores ont adhéré aux différents engagements internationaux et ont participé aux sommets mondiaux des chefs d’Etat et de gouvernement, et à toutes les initiatives internationales. « Ces engagements procèdent de la volonté des plus hautes autorités du pays de tout mettre en œuvre pour combattre ce fléau qui est devenu aussi un problème de développement. Cette volonté politique s’est traduite par l’élaboration des plans nationaux de lutte contre le tabagisme. Aujourd’hui, le chef de l’Etat et son gouvernement se sont engagés à arrêter complètement le tabac dans notre pays. Nous saluons les efforts du gouvernement pour traduire cette volonté en actions concrètes visant à stopper la consommation du tabac dans notre pays », avance-t-il.
De son côté, le président de l’association anti-tabac aux Comores, Mohamed Housseni Madi a salué les efforts des partenaires techniques et financiers pour l’appui indéniable à leur cause. Le choix de l’université n’est autre que le témoignage que la population apporte à l’association et ce depuis 30 ans. Selon les statistiques mondiaux, plus 8 millions de personnes meurent à cause du tabagisme. Dans ce lot figure 1 million 700 fumeurs passifs. Plus de 1 milliards de la population mondiale fument actuellement et 60% des fumeurs ont manifesté l’intérêt d’arrêter de fumer, les 30% y arrivent et les autres n’ont pas les moyens. « Ce qui nous a poussé, nous association comorienne anti-tabac de faire des Comores sans tabac notre priorité. Il y a des années, des cérémonies coutumières, il y avait un évènement dénommé la cigarette, aujourd’hui il y a des villages qui ont interdit cette manifestation et c’est un geste salutaire. Nous sommes la aujourd’hui pour solliciter les jeunes universitaires à se joindre à notre cause pour mener à bien notre mission. Surtout de donner les moyens à ceux qui ont manifesté la volonté d’arrêter », dit-il.
Cependant, il est à rappeler que dans le pays, le chemin est encore long, car pour y parvenir, il va falloir miser sur la sensibilisation, sur l’éducation des plus jeunes, la sensibilisation du changement social, l’implication des gouvernants et l’engagement communautaire sur la prévention et les risques de la cigarette, etc.
Andjouza Abouheir
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