La Gazette

des Comores

Journée ophtalmologie: Le pays notifie une prévalence de 0,6% à 0,8%

Journée ophtalmologie:  Le pays notifie une prévalence de 0,6% à 0,8% © : HZK-LGDC

Avec une prévalence de 0,6% à 0,8%, la ministre de la santé met l’accent sur la sensibilisation. Selon elle, le pays doit réfléchir sur la nécessité de lancer une politique de médecine scolaire dont l’ophtalmologie occupera une place de choix pour dépister précocement tout trouble de la vision.


C’est sous le thème « l’œil et maladies générales » que la journée ophtalmologie a été célébrée dans le monde vendredi 03 décembre dernier. Aux Comores, un évènement solennel a été organisé par le ministère de la santé en collaboration avec les acteurs de la lutte contre la cécité dans le pays et l’Ong terre d’ophtalmo. Le thème choisi est une résonnance particulière selon Loub Yakouti Athoumani, en cette période où les maladies émergentes apparaissent chaque jour dans le monde. Plusieurs maladies ont en effet des retentissements ophtalmologiques dont la sévérité est variable mais deux ont une attention sur la pertinence et l’actualité de ce thème, dont le diabète avec son cortège des troubles oculaires et le VIH/SIDA dont l’œil est au centre des complications redoutables telles que la rétinite à cytomégalovirus qui est responsable de la majorité des malvoyances chez les personnes atteintes du VIH/SIDA.

D’après la ministre de la santé, la prévalence de la cécité en Afrique subsaharienne est de 2,2%, en Union des Comores elle est estimée entre 0,6% à 0,8%. « La norme fixée par l’OMS est de 0,5% dans une communauté donnée. Cette prévalence élevée doit nous interpeller sur la nécessité absolue d’une politique rigoureuse de lutte contre la cécité qui peut compromettre toute une vie. La cataracte qui en est la première cause peut pourtant être prise en charge assez facilement », souligne-t-elle avant d’ajouter que « en dépit de plusieurs efforts, l’offre de soins oculaires de qualité et l’accessibilité aux structures de santé restent faibles. En collaboration avec les techniciens et nos partenaires au développement, nous devons réfléchir sur la nécessité de lancer une politique de médecine scolaire dont l’ophtalmologie occupera une place de choix pour dépister précocement tout trouble de la vision. Il ne serait pas non plus aberrent de mettre avec les services compétents des équipes mobiles pour des consultations de proximité ».

Le représentant résident de l’OMS, Dr Diarra Abdoulaye expliqué que la santé oculaire a un impact sur beaucoup des choses notamment sur l’éducation, l’emploi, sur la qualité de la vie, la pauvreté, etc. On estime à 180 millions de personnes qui souffrent d’une incapacité visuelle dans le monde. 40 à 45 millions sont aveugles et 90 % de ces personnes vivent dans des pays à faibles revenus. « Ces chiffres sont en forte augmentation, conséquence directe de l’accroissement et du vieillissements… C’est pour cela que j’invite tout le monde à se faire consulter au moins une fois dans l’année pour diagnostiquer le fonctionnement de son appareil oculaire », invite-t-il, tout réitérant l’engagement de l’OMS à accompagner le ministère de la santé dans la lutte contre les maladies non transmissibles notamment dans la prévention de la cécité et à saluer les acteurs de la lutte contre la cécité dans le pays. Pour rappel, le pays est désormais doté des appareils oculaires capables de diagnostiquer et d’effectuer la cataracte.

Andjouza Abouheir

 


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