Pour mieux soutenir les personnes atteintes par le vitiligo, il est important de reconnaître l’impact psychosocial de la maladie en vue de leur offrir un soutien approprié.
Une belle énergie vibrait ce mardi 25 juin à Moroni pour marquer la journée mondiale du vitiligo. Dans une salle comble, les intervenants ont sensibilisé l’opinion sur cette maladie et son impact psychosocial. Dans la foulée, le président de l’association Vitilikom, Fouad Goulam, atteint de cette pathologie, n’a pas hésité à témoigner de son expérience personnelle et sur son vécu avec cette maladie. Selon lui, c’est une maladie comme les autres, elle n’est pas contagieuse et ce malgré la dépigmentation de la peau. « J’ai cette maladie depuis très longtemps, j’ai vu plusieurs médecins en France, j’ai même adhéré à une association en France où il y avait plusieurs personnes atteintes par cette maladie. Les médecins m’ont dit qu’il existe des médicaments seulement pour stopper la propagation. J’ai accepté la maladie et aujourd’hui mon rôle est de conseiller et d’accompagner les autres personnes atteintes à mieux vivre », lance celui qui précise que l’initiative de l’association à sensibiliser le public comorien sur la maladie et promouvoir une compréhension et acceptation des personnes atteintes en vue de les encourager à aller de l’avant.
Présente, la généraliste Dr Asmakou Mina Said explique que le plus difficile est l’impact psychosocial. Selon elle, cette maladie entraîne une défiguration esthétique et des dommages psychologiques de la personne. « Les facteurs majeurs sont surtout l’incompréhension du développement de cette pathologie et le déni de cette maladie. Elle entraîne aussi l’anxiété, la dépression pouvant évoluer à l’isolement social voire même le suicide et souvent la personne atteinte peut perdre l’estime de soi », avance-t-elle, avant d’ajouter qu’il est important de reconnaître l’impact psychosocial du vitiligo en vue d’offrir un soutien approprié aux patients. Et pour cela, des interventions telle que le soutien psychologique, le soutien social, l’éducation sur la maladie et la sensibilisation publique peuvent aider et améliorer la qualité de vie des individus atteints et promouvoir une meilleure acceptation de la diversité corporelle.
Notons que le vitiligo est une maladie dermatose caractérisée par l’apparition de taches blanches sur la peau, le plus souvent par poussées. Cette dépigmentation progressive s’explique par la disparition des mélanocytes, les cellules de l’épiderme qui synthétisent les principaux pigments qui colorent la peau. Elle peut prendre deux formes notamment segmentaire, qui ne concerne qu’un seul côté du corps et « non segmentaire » qui débute généralement avec l’apparition d’une simple tache blanche, puis évolue de façon très variable au cours du temps. Le visage, les mains et les pieds sont généralement les premières zones atteintes. Cette maladie peut survenir à tout âge, mais dans la très grande majorité des cas il débute avant 30 ans.
Andjouza Abouheir
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