Le monde a célébré la journée internationale de la sage-femme le 05 mai dernier. Mais pour un problème de calendrier, elle a été célébrée ce jeudi 10 juin aux Comores. La présidente de la Fédération Nationale des Associations des sages-femmes aux Comores (FNASFC), Fatima Halidani appelle à un renforcement des formations des sages-femmes pour atteindre les objectifs visés.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a désigné 2021 comme année internationale des personnels de santé et d’aide à la personne. Comme partout dans le monde, la journée a été célébrée le 05 mai dernier mais pour des raisons de calendrier l’évènement n’a eu lieu que ce jeudi 10 juin à Mutsamudu. Le thème retenu cette année, « Les chiffres parlent d’eux-mêmes : investissez dans les sages-femmes », s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la publication du rapport 2021 sur l’état de la pratique de sage-femme dans le monde. Selon la présidente de la Fédération Nationale des Associations des Sages-Femmes aux Comores (FNASFC), Fatima Halidani, les sages-femmes ont un rôle crucial à jouer pour que les femmes enceintes soient en bonne santé, pour qu’elles donnent naissance à des bébés bien portants et pour que les nouveau-nés se développent bien. « Pour pouvoir répondre à cet idéal, il est primordial de renforcer la formation continue sages-femmes, afin d'avoir des sages-femmes cadres, spécialistes, enseignantes, administratives et conseillères », plaide-t-elle.
Pour pouvoir arriver à cet objectif, il doit y avoir le recrutement des sages-femmes volontaires, le recensement des sages-femmes, la création d'une plate-forme électronique pour renforcer et valoriser de plus l'utilité et l'efficacité du métier de sages-femmes. « Nous visons à atteindre l'objectif fixé à savoir zéro décès d'ici 2030 », précise-t-elle.
Don son discours lors de la journée, Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique a constaté la perturbation des services essentiels fournis par les sages-femmes et par d’autres agents de santé dans ce contexte de pandémie. La disponibilité du service est compromise par des facteurs comme la réaffectation des agents de santé, dont les sages-femmes, à la riposte à la COVID-19 ; l’absentéisme lié aux infections par le coronavirus ; et la crainte de contracter le virus dans les formations sanitaires. « Plus de 90 % des sages-femmes sont, comme leur nom l’indique, des femmes. À ce titre, elles sont souvent confrontées au problème des inégalités entre les sexes. Pour remédier à cette situation, nous devons veiller à ce que la voix des sages-femmes reçoive toute l’attention qu’elle mérite, que les préoccupations des sages-femmes soient prises en compte lors de l’élaboration des politiques, que les femmes qui exercent ce métier soient protégées des abus et du harcèlement sur le lieu de travail et que leur contribution professionnelle soit reconnue à sa juste valeur », dit-elle.
À l’occasion de cette édition de la Journée internationale des sages-femmes, j’exhorte les gouvernements, les institutions universitaires, les organisations de la société civile et les partenaires à investir dans la pratique de sage-femme afin de sauver des vies et d’améliorer le bien-être des femmes enceintes, des mères et des nouveau-nés.
Nabil Jaffar
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