La Gazette

des Comores

Journée de lutte contre le diabète : L’accès aux soins, une priorité

Journée de lutte contre le diabète : L’accès aux soins, une priorité © : HZK-LGDC

10 ans que le pays s’est privé d’enquête, un déficit majeur puisque les derniers statistiques notifient 5% de prévalence nationale en 2011. Et bien que des actions aient été réalisées beaucoup reste à faire. Cette année, l’accent est mis sur l’accès au soin du diabète. Et pour cela, l’OMS exhorte les gouvernements de déployer des efforts pour garantir des soins pour les diabétiques.


C’est sous le thème « Accès aux soins du diabète » que la journée de la lutte contre le diabète a été célébrée hier mardi 16 novembre dans le pays. Ce thème bien choisi puisqu’il attire  l’attention des décideurs sur l’importance de soins appropriés et la disponibilité des ressources humaines bien formées pour assurer les activités d’information, d’éducation et de communication d’une part et la prise en charge thérapeutique des patients diabétiques d’autre part. Une notion que le pays ne doit pas ignorer.

Plus de 425 millions de personnes dans le monde sont porteurs de cette pathologie dont près de 80% vivent dans des pays à faible ou moyens revenus. La progression de la maladie au cours de prochaines années va se poursuivre puisque près de 650 millions de personnes  seront atteintes du diabète en 2035.  L’Union des  Comores ne fait pas exception puisque la prévalence nationale est estimée à 5%, selon la dernière enquête stepwise réalisée en 2011.   Un chiffre qui a dû changer au cours du temps mais difficile de dire, vu le manque d’enquête de terrain depuis 10 ans.

Présente sur cet évènement, la ministre de la santé, Loub Yakouti Athoumani évoque le surpoids, l’obésité et l’inactivité physique comme facteurs de risque les plus fréquents. Selon elle ces données montrent l’ampleur du problème et elle suggère l’adoption par le gouvernement d’une politique nationale de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles. « Le gouvernement est conscient du coût exorbitant lié aux traitements et au suivi de cette maladie. C’est pour cette raison précise que ce dernier à travers le ministère de la santé a décidé non seulement de réduire significativement le coût des médicaments mais aussi de les rendre disponibles au niveau de tous les centres de districts sanitaires », déclare-t-elle.

Cependant, le représentant résident de l’OMS, Dr Abdoulaye Diarra a tenu à réitérer le message de la directrice régionale pour l’Afrique de l’OMS, Dr Matshidiso Moeti qui montre que l’accès aux soins du diabète a été gravement perturbé dans la région africaine pendant la pandémie de COVID-19. En vue d’améliorer l’accès équitable à des soins de qualité pour les diabétiques, ladite organisation a lancé le pacte mondial de l’OMS contre le diabète en avril 2021. L’initiative du Pacte mondial contre le diabète s’appuie sur les travaux entrepris ces dernières années pour déployer les efforts nécessaires contre les maladies non transmissibles dans le cadre des soins de santé primaires dans les milieux à faibles ressources.

 À ce jour, 21 pays africains ont commencé à utiliser cette option. « Aujourd’hui, j’exhorte donc les gouvernements à investir pour que des produits essentiels tels que l’insuline, les glucomètres et les bandelettes réactives soient mis à la disposition de toutes les communautés. Cette action devrait être soutenue par la formation des agents de santé dans les domaines de la prévention et de la prise en charge des maladies non transmissibles au niveau des districts et des communautés, ce qui permettra d’accroître la disponibilité des services. J’exhorte par ailleurs toutes les personnes atteintes de diabète à se protéger contre les formes graves de la COVID-19 et les décès en se faisant vacciner contre cette maladie dès que possible », avance-t-il.

Andjouza Abouheir

 


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