La Gazette

des Comores

Journée de la lutte contre le sida: 7 nouveaux cas en moyenne par an

Journée de la lutte contre le sida:  7 nouveaux cas en moyenne par an © : HZK-LGDC

Sur une projection de 143 cas, le pays a réussi à identifier 90 personnes atteintes du sida, soit neufs nouveaux cas et un décès depuis 2020. Encore une fois, l’OMS recommande aux gouvernements d’accorder la priorité à l’investissement dans la santé notamment la riposte contre le sida.


C'est sous le thème « Mettre fin aux inégalités, mettre fin au Sida, mettre fin aux pandémies » que la journée internationale de la lutte contre le sida a été célébrée hier 1er décembre dans le monde. Aux Comores, du 22 au 30 novembre, des activités sur le terrain ont été menées par les différentes ONG et la direction de la lutte contre le Sida. Le directeur de la lutte contre le sida, Soulaimana Issouf fait savoir que les estimations du logiciel de l’ONU Sida prévoient  143 personnes porteuses du VIH 2019 et le pays a réussi à identifier 90. Sur les 90 personnes,  certaines sont introuvables et d’autres ne suivent pas le traitement. Un problème majeur pour le pays. « Le pays totalise 90 personnes dont 9 patients et un décès depuis 2020 à ce jour », souligne-t-il, avant d’ajouter que « ceux qui sont pris en charge, le pronostic n’est pas engagé ».

De son côté, le ministère de la santé fait savoir que le défi pour le pays est d’éliminer le sida d’ici 2030. Le rapport de l’ONU sida 2019 estime que 16,5% des personnes vivant avec le VIH aux Comores ne connaissent pas leur statut sérologique. « 80% des patients VIH sous traitement et avec ces personnes, le virus devient inactif dans leurs corps », avance le secrétaire général de la santé, Aboubacar Said Anli, avant d’annoncer que «  de  2016 à 2020, le pays enregistre en moyenne annuelle,  sept nouvelles infections.   Le gouvernement comorien exhorte les acteurs au renforcement des actions   dans les centres de dépistage pour combler ce gap ». 

A l’occasion de cette journée le docteur Moeti Matshidiso explique que le thème choisi a un écho singulier près de deux années après le début de la pandémie de coronavirus. « Nous ne pouvons pas suffisamment exprimer notre soutien aux personnes vivant avec le VIH, surtout dans un contexte où nous connaissons les effets négatifs que les obligations liées à la lutte contre la COVID-19 ont eus sur le traitement et les soins dans toute l’Afrique. Au moment où nous rendons hommage à celles et ceux qui ont perdu la vie à cause du sida cette année, nous reconnaissons par la même occasion la très lourde charge de mortalité due à la pandémie de COVID-19, qui continue de faire des victimes », dit-elle.

Selon elle, il est peu probable que le continent dans son ensemble parvienne à mettre fin au sida en tant que menace pour la santé publique d’ici à 2030, car « nous n’avons pas atteint la cible fixée pour 2020, qui était de réduire de 75% les nouvelles infections par le VIH et de 81% les décès liés au sida. Malgré les proportions très élevées de personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique, et les taux de traitement, les nouvelles infections par le VIH et les décès liés au sida ne diminuent pas concomitamment ». « Il reste essentiel pour nous d’atteindre ceux qui alimentent l’épidémie, en remédiant aux inégalités persistantes dans la fourniture de soins et d’interventions de qualité », ajoute-t-elle. Elle exhorte les gouvernements à accorder la priorité à l’investissement dans la santé en vue de mettre en route des ripostes impulsées par les communautés, fondées sur les droits humains et portées sur la transformation axée sur l’égalité des genres.

Le 1er cas du Sida a été déclaré en 1988 et le pays présente un faciès épidémiologique toujours actif et une prévalence de 0,03% contrairement à l’année dernière où la prévalence était de  00,5%. 30 nouveaux cas ont été identifiés en deux années, soit un cumul de 282 et 3 décès.

Andjouza Abouheir

 


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