Le vice-président d'Anjouan de l'association AT21C et secrétaire général de l'exécutif de l'île a, avec les membres de l'association célébré la journée internationale de la trisomie 21 une semaine avant le ramadan, au lieu de ce 21 mars journée mondiale. Ce dernier demande l'accompagnement du gouvernement pour offrir des conditions de vie acceptables et équitable à ces enfants. Interview.
Question : Monsieur le secrétaire général parlez-nous en un peu de la célébration de la journée mondiale de trisomie 21 ?
Saindou Ali Assane : Il s'agit d'une journée mondiale des enfants atteints de la Trisomie 21. L’agence des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) avait constaté que la majorité de ces enfants isolés, se trouvent enfermés alors que ce sont des êtres humains comme les autres. Ils ont droit à une vie, une éducation, un suivi sanitaire, une liberté. Le 21 Mars, cette journée est choisie par le Système des nations unies pour célébrer une journée pour ces enfants. Aux Comores ils sont au nombre de 284 enfants, mais la plus grande majorité vivent de manière précaire. On plaide pour une vie acceptable et équitable pour tous ces anges de l’archipel.
Question : Pourquoi vouloir la célébrer avant l'heure ?
SAA : Nous avons célébré cette journée avant l'arrivée de la date précise car comme le 21 mars, nous serons en plein Ramadan. Le jour d'intervention on avait répertorié 124 enfants dans l'île. A l'heure actuelle on a enregistré 15 de plus.
Question : Est-ce que le gouvernorat de l'île a un programme pour soutenir ces 124 enfants trisomiques de l'île ?
SAA : Jusqu'à présent, nous n'avons pas encore obtenu un soutien de la part du gouvernement central ni insulaire. Mais juste, un peu de soutien moral chaque fois que nous célébrons cette journée de la part du gouvernorat d'Anjouan. Mais nous espérons que dans les jours à venir, les autorités comoriennes prendront les dispositions nécessaires pour accompagner cette association à l'échelle nationale. Cette journée est réalisée chaque année au niveau national, c'est grâce à la contribution de plusieurs partenaires surtout du secteur privé. Le bureau national de l'AT21 C nous donne 90% du budget. Nous formulons une demande humanitaire au gouvernement comorien pour la construction d'un centre d'éducation, comme celui des autres îles. Ces enfants font partie de l'humanité et en particulier de la population comorienne.
Question : Pourquoi le gouvernorat de l'île en l'occurrence le locataire de Dar Nadja dit souvent que son bilan est celui d'Azali ?
SAA : Au niveau insulaire, on parle de l’exécutif mais pas gouvernement. Quelques fois le gouverneur dit cela car l'État ne lui donnait pas les moyens nécessaires pour faire des actions de développement de l'île. C'est pour cette raison qu'il se considère comme le gardien d'un champ appartenant à l'État. Toutes les actions doivent être gérées depuis Moroni.
Question : En un mot pourquoi l'île n'est plus active en termes de projets structurants ?
SAA : L'île n'a pas les moyens nécessaires attribués par notre constitution. Notre constitution prévoit une autonomie, les articles 100, 101 et 102 stipulant qu'en concertation avec l'Union les Gouverneurs agissent. Mais l'application reste toujours un problème. Soutenir ces enfants est un devoir national. Nous réitérons notre plaidoyer pour la construction d'un centre spécialisé pour l'éducation, le divertissement et la santé de ces derniers, souvent victimes de rejet social ou de stigmatisation.
Propos recueillis par Nabil Jaffar
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC