Encourager l’allaitement exclusif en Union des Comores
Le Ministère de la Santé représenté par le Secrétaire Général Jean Youssouf et l’OMS, représentée par le Docteur Hissani Abdou Bacar, Conseillère chargée de la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent, Point focal Nutrition auprès du Bureau de l’OMS aux Comores, ont ouvert mardi dernier, la réunion de la relance de l’Initiative Hôpitaux amis des Bébés en Union des Comores (IHAB). La réunion a eu vu la présence de l’Inspecteur général de la Santé, de la Direction nationale de la Santé familiale et la Direction régionale de la Santé de Ngazidja. Ont participé à la rencontre des professionnels tels que les sages-femmes, infirmières, agents de santé communautaires et d’autres responsables des différentes structures sanitaires de l’île. « L’évènement, organisé par le Ministère de la santé témoigne d’une démarche volontariste pour atteindre les objectifs de développement durable en particulier celui lié l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et Infantile », explique Dr Hissani Abdou Bacar de l’OMS.
L’alimentation au sein favorise la croissance et le bon développement des nourrissons, en les protégeant contre la morbidité et la mortalité dues aux maladies infectieuses et, ultérieurement, aux maladies chroniques notamment le diabète, l’hypertension artérielle. « Cette initiative recommande de commencer l’alimentation exclusive au sein dans l’heure qui suit la naissance et de la maintenir pendant les 6 premiers mois de la vie, en poursuivant jusqu’à l’âge de 2 ans et au-delà, poursuit-elle. Depuis son lancement par l’OMS et l’UNICEF en 1991, plus de 150 pays l’ont mis en œuvre et ont eu un impact mesurable et prouvé qui a permis d’améliorer les taux d’allaitement exclusif dans de nombreux pays ».
Depuis quelques années, les taux de démarrage ainsi que la durée de l’alimentation exclusive au sein et de l’allaitement en général ont stagné et même chuté dans plusieurs pays depuis l’apparition et la promotion à grande échelle des substituts du lait maternel. Pour y remédier, cette Initiative promeut une approche multisectorielle à plusieurs niveaux qui, associée à une législation relative aux congés de maternité statutaires et à la protection des droits des femmes allaitantes sur le lieu de travail ainsi qu’à la mise en application du Code de commercialisation des substituts du lait maternel, est essentielle si l’on veut efficacement promouvoir, protéger et soutenir l’alimentation au sein.
Aux Comores, les résultats de l’Enquête Démographique et de Santé, attestent un taux d’allaitement exclusif de 12% en 2012, contre 25% en 2001 chez les enfants de moins de 6 mois. Ces résultats montrent que l’Union des Comores doit encore déployer d’importants efforts pour atteindre les objectifs de développement durable pour la réduction de la mortalité néonatale. « Les structures de santé, qui fournissent des services de maternité et de soins aux nouveau-nés, doivent adopter une politique d’allaitement maternel formulée par écrit. Ainsi le personnel soignant doit acquérir les compétences nécessaires pour la mise en œuvre de cette politique », souligne Jean Youssouf, le secrétaire général du ministère de la santé. Ce dernier montre que pour assurer la pérennité et l’élargissement de l’Initiative «hôpitaux amis des bébés», il est nécessaire d’intégrer la thématique de l’allaitement dans le cursus des personnels de santé à tous les niveaux. « L’élargissement de l’Initiative doit aller au-delà des services de maternité de manière à englober les services de néonatalité, de pédiatrie et de santé communautaire pour contribuer à améliorer la continuité des soins et des résultats en matière d’allaitement maternel », ajoute-t-il. Face à cette situation, une sensibilisation sur les femmes enceintes va être faite pour les informer des avantages de l’allaitement maternel, et les encourager à ne donner aucun aliment, ni aucune boisson, autre que le lait maternel aux nouveau-nés, sauf indications médicales contraires.
MY
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