La Gazette

des Comores

Gérer sur le terrain la fièvre aphteuse et les autres maladies émergentes

Gérer sur le terrain la fièvre aphteuse et les autres maladies émergentes © : HZK-LGDC

L’autre jour s’est tenu le lancement d’un atelier pour démarrer l’appui du renforcement des capacités des services vétérinaires pour le contrôle de la fièvre aphteuse (FA) et des autres maladies transfrontières prioritaires. En effet notre pays a connu la maladie de la fièvre aphteuse depuis mars 2019 et une déclaration été faite auprès de l’OIE, l’organisation internationale de la santé animale.


 

Depuis cette période le Réseau d’épidémiologie des maladies animales au Comores (RENESMAC) avait eu à enregistrer 784 cas et 56 morts. Les prélèvements réalisés au chevet des bovins malades et analysés au laboratoire l’ont confirmé. Dans ce cadre deux campagnes de vaccinations ont eu lieu dans l’ile de Mohéli pour essayer d’endiguer la maladie. La première campagne, 11945 animaux furent vaccinés dont 4130 bovins, 7815 petits ruminants dont 300 ovins. La seconde vaccination a enregistré 6810 animaux dont 2717 petits ruminants.

 

Cette maladie extrêmement contagieuse qui affecte principalement le gros bétail pourrait avoir de graves conséquences sur la productivité des animaux notamment de lait, force de travail et viande. Selon les analyses de laboratoires effectués à l’ANSES, laboratoire de référence internationale OIE/FAO, le sero-type en cause est de type O dont la proximité génotypique est proche des souches en circulation en Tanzanie et au Kenya.

 

C’était la première fois que le pays était affecté par cette maladie et les services vétérinaires en ont fait la déclaration officielle à l’OIE la 17 avril 2019. Durant cette période une assistance de la France, de la Commission de l’Océan Indien (COI) et de la FAO a permis de confirmer la présence de la maladie, d’acquérir un stock de 100 000 doses de vaccins et d’équipements nécessaires pour la vaccination (seringues, glacières, équipements pour l’identification des animaux, de commencer la campagne de vaccination, d’identifier les priorités pour assurer un contrôle à long terme de la maladie.

 

Par ailleurs, la persistance de la peste des petits ruminants (PPR) sur l’ile de Ngazidja fait des Comores, le seul pays affecté par la PPR dans l’Océan Indien avec une prévalence de 4% selon une communication du CIRAD, un bureau de recherches. Cette maladie affecte la productivité des petits ruminants considérée comme une des filières prioritaires pour le pays et identifié comme l’un des piliers pour le développement économique et de la lutte contre la pauvreté.

 

C’est dans ce contexte qu’un renforcement des capacités des services vétérinaires pour le contrôle de ces maladies a été sollicité et fourni par le Programme de Coopération Technique (PCT) de la FAO. Cela en vue de permettre aux services vétérinaires d’être en mesure de remplir avec satisfaction leurs missions de prévention, détection et réponses aux maladies animales transfrontières (MAT) y compris les maladies zoonotiques.

 

Il s’agit d’élaborer les outils et les stratégies de luttes opérationnelles en vue de mieux contrôler cette maladie ou de réactualiser la stratégie nationale d’éradication de la PPR et de renforcer les capacités de surveillance et de lutte des SV pour assurer une gestion et un suivi régulier sur le terrain de la fièvre aphteuses y compris les autres maladies émergentes.

 

Mmagaza

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.