Comment faire pour que les Comores puissent adhérer à la Confédération internationale des sages-femmes (ICM)? Cette question a fait l’objet ce week-end à l’Ecole de médecine, d’une réunion d’échanges entre Dico Fatoumata Maiga, membre du conseil d’administration de la Confédération des sages-femmes francophones et l’Association des sages-femmes comoriennes. Une cérémonie qui a vu la présence des ministères de la Santé et de l’Education nationale.
Une rencontre d’échanges entre l’association des sages-femmes comoriennes et Dico Fatoumata Maiga, membre du conseil d’administration de la Confédération des sages-femmes francophones et envoyée spéciale de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM) a eu lieu ce week-end à Moroni. L’objectif de cette rencontre, qui a duré plus de 2h à l’Ecole de médecine, est d'étudier par procédés et pratiques pour que les Comores aient l’accréditation à l’ICM, en anglais international confédération Of Medewiv, soit la confédération internationale des sages-femmes.
« Nous avons réuni l’ensemble des partenaires du ministère de la Santé, du ministère de l’Enseignement supérieur autrement dit les partenaires techniques et financiers qui accompagnent les sages-femmes comoriennes, et l’Ecole de santé afin d’étudier les voies et moyens pour que l’Ecole de santé puisse adhérer à cette organisation mondiale », a annoncé à la sortie de cette rencontre, Dico Fatoumata Maiga. Cette dernière, native du Mali, ajoute que la rencontre a permis d'étudier les résultats ciblés une fois cette accréditation acquise.
Ainsi, la rencontre a permis d’examiner les travaux déjà effectués. Apres cela, « nous avons expliqué le processus à suivre pour accréditation », indique-t-elle, puisque l’ICM dit-elle, espère avoir un monde où chaque femme en âge de procréer et son nouveau-né aient accès à des soins prodigués par une sage-femme. L’ICM a trois piliers à savoir la formation, la réglementation et le renforcement des associations. C’est dans le cadre du rôle régalien de l’ICM que ce dernier a voulu accompagner les Comores dans le domaine de l’accréditation.
A l'en croire, cette organisation a pour mission de renforcer les associations membres et faire progresser la profession de sage-femme dans le monde en mettant en avant les sages-femmes autonomes en tant que prestataires de soins idéales pour s’occuper des femmes en âge de procréer et pour encourager un accouchement normal afin d’améliorer la santé reproductive des femmes, des nouveau-nés et de leurs familles. Pour Mounira Said Abdéremane, directrice de l’Ecole de santé, les Comores sont dans la dernière étape pour l’adhésion. Elle tient au passage à remercier le gouvernement comorien d’avoir fait un partenariat avec cette organisation. « Grâce à cela, nous pouvons aller de l’avant ». Et elle d’ajouter qu'en deux ans, « beaucoup a été fait ». La phase qui reste est l'ouverture d'un Master pour sages-femmes.
Ibnou M. Abdou
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