Les habitants de Fomboni se sont réveillés lundi dernier, avec des hommes en uniformes à leurs côtés des agents de la santé et de l'OMS à chaque entrée et sortie de la capitale. Lavage des mains, prise de température et contrôle de masque obligatoire. L’objectif casser la chaîne de transmission.
Les portes d'entrée et de sorties de la capitale Fomboni sont depuis lundi contrôlées pour veiller au respect des mesures barrières afin de limiter la propagation du covid-19 dans l'île. 5 nouveaux cas ont été encore recensés dimanche dont 2 à Djando et 3 à Fomboni. Face à cette recrudescence, les autorités insulaires adoptent des mesures strictes de riposte contre la pandémie. Des éléments de la gendarmerie nationale, des agents de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ainsi que des volontaires du Croissant rouge comorien sont mobilisés sur le terrain pour assurer la surveillance dans tous les coins et recoins de la capitale mohélienne.
À la sortie Nord-ouest de Fomboni à Mbouyou wamadji, et à l’entrée Sud-est sur le pont de Bangoma des postes de contrôle sont installés. La température de toute personne qui sort ou qui entre dans la capitale est prise. Des contrôles des symptômes sont également faits. Et toute personne présentant la toux ou une fièvre est tout de suite isolée dans les stands installés pour la circonstance avant de procéder à un test rapide de Covid-19. Si la personne est testée positive, la prise en charge est instantanée.
Une autre tache pour ces unités de surveillance c’est de veiller au respect du port du masque. Ce système de contrôle mis en place ce lundi va se poursuivre, selon des sources hospitalières, et se fera 24h/24. « C’est une manière d’empêcher ce virus de s'introduire dans les autres villages de l'île puisque dans la journée, seul Fomboni attire la population venant des quatre coins de l'île » explique-t-on. Fomboni reste, pour rappel, la ville la plus touchée de cette 3ème vague.
500 personnes présentant des symptômes sont passées au test rapide du covid-19, mais aucune n'est déclarée positive. Pour certains d'entre eux la forte température et la fièvre sont liées à la forte chaleur mais aussi le changement de climat. « Nous sommes dans la période des mangues et du girofle pendant laquelle l’hôpital de Fomboni est toujours bondé.
Riwad
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