La Gazette

des Comores

Fermeture d’un atelier de réflexion sur le financement du système de santé / 68% des dépenses de santé supportées par les ménages

Fermeture d’un atelier de réflexion sur le financement du système de santé / 68% des dépenses de santé supportées par les ménages © : HZK-LGDC

L’atelier sur le diagnostic du système national de financement de la santé aux Comores vient de baisser le rideau. Cet atelier organisé du 26 au 28 avril, par le Ministère de la Santé avait regroupé les membres d’un Comité technique multisectoriel chargé de conduire le processus de mise en place de l’assurance maladie généralisée. L’objectif était d’élaborer une stratégie de financement de la santé répondant au principe régional de l’OMS qui compte doter l’Afrique d’un cadre d’accès aux soins pour les populations.


« La feuille de route que nous suivons respecte le plan d’action du Gouvernement », rappelle Moinour Ahmed Said, Secrétaire Générale du Ministère de la santé lors de la fermeture de l’atelier sur le diagnostic du système national de financement de la santé aux Comores qui avait comme objectif d’élaborer une stratégie de financement de la santé, répondant au principe régional de l’OMS qui compte doter l’Afrique d’un cadre d’accès aux soins aux populations.

Etant une priorité du Gouvernement dans le secteur de la santé, l’AMG a pour origine « de faciliter l’accès de la population à des soins de santé de qualité à tous les niveaux de la pyramide sanitaire », insiste-t-elle. Pour ce faire, l’OMS, l’AFD et la Coopération Française ont déjà manifesté leur engagement à accompagner ce chantier gouvernemental pour le bien de la population comorienne.

Plusieurs points ont été relevés après les trois jours de réflexions, notamment en ce qui concerne les dépenses en santé dans notre pays. Il est constaté que contrairement à bien d’autres pays, beaucoup d’argent est mis dans la santé eu égard aux revenus limités des Comores.

Selon les experts, l’Etat financerait actuellement 28% des dépenses pendant que les partenaires techniques et financiers assurent 19%. Toutefois, une part importante, qui serait la moitié des dépenses totales, est payée par les ménages. Une étude qui tentait de prendre en compte l’aide de la diaspora estime ainsi le paiement direct des ménages à 68%. Tandis que 2/3 de l’essentiel des dépenses de santé se fait dans le curatif, il est constaté qu’une part importante du poids financier supporté par les ménages se trouve dans les dépenses en médicament (30% à 40%).

Les experts nationaux et internationaux ayant participé à l’atelier du 26 au 28 avril se sont fixé un autre rendez-vous, jeudi prochain, pour tirer les dernières conclusions qui constitueront le document final sur le système national de financement de la santé.

Ibnou M. Abdou

 

 

 


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