La Gazette

des Comores

Assurance maladie généralisée : Les décideurs politiques sensibilisés à la stratégie d’extension de la couverture maladie

Assurance maladie généralisée :  Les décideurs politiques sensibilisés à la stratégie d’extension de la couverture maladie © : HZK-LGDC

Dans le cadre de l’opérationnalisation de l’Assurance maladie généralisée, les décideurs politiques se sont réunis à Moroni autour de la table, en présence des experts, Patrick Marx et Alexis Rulisa, échanger sur la stratégie d’extension de la couverture maladie aux Comores.


C’est sous le thème « quelle stratégie d’extension de la couverture maladie aux Comores » qu’une conférence débat a été organisé vendredi 14 octobre dernier dans le cadre de l’appui à l’opérationnalisation de l’Assurance maladie généralisée (AMG). Cette séance avait pour but de sensibiliser les décideurs politiques afin de mieux les soutenir dans le processus de prise de décision en vue du développement de la stratégie de la couverture maladie. Cette conférence a vu la présence des ministres de la justice, de l’économie, de la santé, de l’ambassadeur de France et du représentant de l’OMS.

Cette conférence clôt 4 jours de formation dispensée par un binôme d’experts internationaux, Patrick Marx (enseignant à l’EN3S) et Alexis Rulisa (directeur des mutuelles de santé à l’Office Rwandais de Sécurité Sociale RSSB) et avait comme objectif de mettre tous les acteurs au même niveau d’information sur le risque maladie en leur permettant d’acquérir les connaissances essentielles et les concepts de mise en œuvre pratique des fondamentaux de l’AMG.

Dans son allocution, l’ambassadeur de France Sylvain Riquier a expliqué qu’un tel système est en effet vital pour protéger la population comorienne des risques liés à la maladie, du fait de dépenses de santé qu’elle ne serait pas en mesure d’assumer. Libérer l’individu de l’angoisse de ne pouvoir se soigner, lui-même et sa famille est un facteur évident  d’autonomisation et de progrès social. « Cette formation constitue dans la première étape d’une série d’activités de renforcement des compétences des acteurs nationaux dans la perspective du déploiement de la phase opérationnelle du projet. Une bonne coordination des acteurs, un pilotage efficient ainsi qu’une opérationnalisation progressive et maitrise du système que nous mettons en place, constituent les gages de viabilité et de la pérennité de l’AMG en Union des Comores », souligne-t-il. 

De son côté, le ministre de la justice Djae Ahmada Chanfi  fait savoir que pour faire face à ce défi, les  futurs acteurs de la couverture sanitaire ont besoin d’être formés à la mise en œuvre   du système AMG et ses différentes composantes et options stratégiques. Il est aussi essentiel de pouvoir sensibiliser les gouvernants pour soutenir au mieux les acteurs et les actions qui seront retenus. « Le gouvernement est très sensibilisé et ce projet phare fait partie du Plan Comores Emergent », dit-il.  

Au cours des interventions, le représentant de l’OMS Dr Diarra Abdoulaye a montré que la présentation faite par les experts permet d’avoir des pistes de financement et rappelle les conditions essentielles à respecter pour la réussite de l’AMG. Il a aussi signalé que l’équipe comorienne a beaucoup travaillé depuis le démarrage jusqu’à ce jour. Des choses ont été faites à savoir des études de financement de la santé, les simulations de composition de paniers des soins, etc. « La principale condition est la volonté politique et cela nous l’avons à travers la loi et le décret présidentiel de ratification, les experts sont là pour voir quel type de financement peut s’adapter au contexte comorien », explique-t-il..

Interrogé par la presse, le secrétaire général de la santé, Aboubacar Said Anli a montré que pour opérationnaliser cette assurance, il est crucial que les acteurs soient dotés des connaissances leur permettant de bien comprendre les concepts de mise en œuvre pratique de cette assurance, d’où l’idée de cette formation. « Ce projet est très important pour le pays. Car l’idée est de permettre à la population comorienne d’avoir accès aux soins de qualité », précise-t-il. Pour mémoire, ce  Projet (PAAMG) est financé par l’Agence française de développement à hauteur de 16 millions d’euros, dans le cadre du Plan de Développement France-Comores.

Andjouza Abouheir

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.