L'ONG Ensemble pour Mohéli (EPM) offre gratuitement aux personnes souffrant de maladies chroniques à Mohéli des médicaments de bases. 99% des patients souffrant de diabète, hypertension et goûte sont à leur charge.
L’EPM a été créée en 2020 à Mayotte lors du pic de la covid-19 à Mohéli par madame Sitty Bahia Assani, la fondatrice. Depuis sa création jusqu'à ce jour, cette ONG ne cesse de porter secours à la population de l’île sur le plan sanitaire et socio-éducatif. EPM collabore étroitement avec l’ASCOBEF antenne de Mohéli. L’ONG vient d'ouvrir une mini pharmacie dans les locaux de l’ASCOBEF pour pouvoir prendre en charge les patients souffrant de maladies chroniques, notamment le diabète, l'hypertension artérielle, la goutte et bien d'autres. Environ 99% des personnes souffrant de ces pathologies à Mohéli sont à leur charge.
Pour lutter contre toute prise de médicaments illégaux qui pourrait mettre en danger la santé du patient, les responsables de l’ASCOBEF se référent à l'ordonnance. « Effectivement, nous distribuons des médicaments aux personnes souffrant des certaines maladies chroniques mais on se réfère d'abord à son carnet médical. On ne peut pas donner un médicament à une personne qui n'a même pas consulté un médecin », explique Mahmoud Ali, responsable de l'antenne ASCOBEF.
C'est une décision prise par Sitty Bahia Assani avec ses collaborateurs pour porter secours et aider financièrement la population mohélienne, surtout les plus démunis qui sont contraints d’acheter des médicaments quotidiennement. « Je suis obligé chaque semaine d'acheter des médicaments car je suis diabétique et hypertendu. Recevoir ces médicaments gratuitement cela m'aide beaucoup puisque j'économise un peu. L'argent que je pourrais acheter ces comprimés, je le dépense pour un autre besoin vital », se réjouit un patient qui venait juste de prendre sa dose de médicaments.
Cependant l'achat des médicaments ainsi que leur conservation reste un problème majeur pour l'EPM ainsi que pour l’ASCOBEF. Ces médicaments, selon les responsables, leur reviennent chers suite à un manque de collaboration entre l'EPM et les pharmacies de l'île. « Jusqu'à présent, on n’est pas agréé. On a essayé de discuter avec les autres pharmacies de la place pour nous aider au moins à l'achat des médicaments mais personne ne veut nous aider. Si quelqu'un connait la procédure à suivre qu'il nous contacte », lance Mahmoud Ali. Parlant des procédures, l'on a tendance à croire que Mahamoud se jette dans la gueule du loup.
Riwad
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