Environ 28 échantillons devraient être envoyés à l’institut pasteur de Madagascar, dès hier jeudi 14 décembre, pour analyse et séquençage afin d’identifier le type d’épidémie qui sévit actuellement dans le pays. Les résultats devront être connus d’ici une semaine, tout dépendra du processus. Le chef de la surveillance épidémiologique, Dr Fouzouz Ben Aboubacar recommande la précaution chez les éleveurs et exhorte les personnes présentant des symptômes de se rendre à l’hôpital et d’éviter toute automédication.
Une épidémie qui ne dit pas encore son nom sévit actuellement dans nos îles. Adultes et enfants sont touchés. Selon le responsable de la surveillance épidémiologique, Dr Faouzouz Ben Aboubacar, les agents de santé ont constaté des signes d’une fièvre hémorragique. « Une suspicion de la fièvre de la vallée de rift FVR, une maladie d’origine animale). Cependant pour avoir la confirmation, « nous avons effectué des prélèvements dans les districts du pays, et actuellement, mon équipe est sur le terrain pour prélever. Ces 28 échantillons vont être envoyés aujourd’hui à l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM). Si tout se passe bien nous devons connaitre les résultats dans les cinq jours qui suivent, et tout dépendra du processus », a-t-il confié à La Gazette des Comores.
Cet épidémiologiste a expliqué que les médecins ont effectué des TDR pour la grippe, le paludisme, la Covid et la dingue se sont révélés négatifs. D’où l’idée d’envoyer ces échantillons ailleurs afin de poser un diagnostic précis. « Nous avons constaté sur le terrain, chez certains éleveurs des animaux comme les bovins, chèvres présentent une faiblesse, de la diarrhée, des saignements et certaines maladies. Malheureusement ces animaux sont abattus et consommés. Ce qui est très dangereux et qui peut occasionner des maladies chez les humains », a-t-il précisé.
Il n’a pas manqué de sensibiliser les éleveurs, qui doivent éviter d’être en contact avec les animaux malades ou voire même de les abattre pour la vente. « Si votre animal est souffrant, il est recommandé d’appeler les vétérinaires, les seuls habités à prendre en charge un animal infecté », avance-t-il. Pour la personne présentant des symptômes, il est recommandé de consulter un médecin. « Il y a une conduite à tenir, éviter certains médicaments anti-inflammatoires comme le Dicloefenac, Advil, qui favorisent l’hémorragie. Par exemple, chez certains enfants malades, nous avons constaté une diminution d’hémoglobines, et certains symptômes comme des maux de tête, vomissements, fièvre et diarrhée. Il faut se rendre à l’hôpital au lieu de se soigner à la maison ».
Notons que la maladie dite fièvre de la vallée du Rift (FVR) est une maladie virale le plus souvent observée chez les animaux domestiques en Afrique subsaharienne, comme les bovins, les bisons, les moutons, les chèvres et les chameaux. L’homme peut contracter la FVR par des contacts avec le sang, les liquides corporels ou les tissus d’animaux infectés ou par des piqûres de moustiques infectés. Les personnes qui travaillent avec des animaux dans des régions endémiques doivent porter un équipement de protection approprié (comme des gants, des bottes, de longues manches et une visière de protection) afin d’éviter toute exposition au sang ou aux tissus des animaux susceptibles d’être infectés, éviter les produits animaux dangereux. Tous les produits animaux comme la viande, le lait doivent être totalement cuits avant d’être consommés ou bus. Mais également il faut se protéger contre les moustiques et d’autres insectes suceurs et utiliser des moustiquaires et porter des chemises à manches longues et un pantalon pour couvrir la peau exposée.
Andjouza Abouheir
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