Le pays a célébré vendredi 24 mars, la journée internationale de la lutte contre la tuberculose. Cette année, l’accent est mis sur la nécessité de garantir un accès équitable à la prévention et aux soins.
Comme chaque 24 mars, le monde célèbre la journée mondiale de lutte contre la tuberculose pour faire mieux connaître au grand public les terribles conséquences sanitaires, sociales et économiques de cette maladie et pour que de plus grands efforts soient consentis afin d’éradiquer l’épidémie mondiale de tuberculose. « Oui! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose », tel est le thème choisi pour célébrer cette journée. Ce dernier souligne la nécessité de garantir un accès équitable à la prévention et aux soins, conformément à la volonté d’instaurer la couverture sanitaire universelle et d’atteindre les objectifs de développement durable.
Aux Comores, le ministère de la santé en collaboration avec l’Oms ont tenu vendredi 24 mars dernier un point de presse à Moroni. Le représentant du représentant de l’Oms Dr Nassuri Ahamada a réitéré le discours de la directrice régionale de l’OMS Dre Moeti Matshidiso. Dans ses mots, il précisera que les défis sont importants en matière de prévention de la tuberculose et de lutte à savoir le retard dans le diagnostic et les tests. Selon lui, 40% des personnes vivant avec la tuberculose ne connaissaient pas leur diagnostic ou ne l’avaient pas déclaré en 2021. Un million de personnes vivent avec la tuberculose dans la région et n’ont pas été détectées. En deuxième lieu, le lien entre la tuberculose et l’infection à VIH. Près de 20% des personnes chez qui la tuberculose vient d’être diagnostiquée sont également infectées par le VIH. Troisièmement, la tuberculose multirésistante. Seulement 26 % des personnes vivant avec une tuberculose multirésistante reçoivent le traitement approprié dans la Région africaine.
« Il est particulièrement important de repérer et de diagnostiquer les cas de tuberculose afin que les patients puissent être traités et que leurs contacts se voient proposer des médicaments préventifs…. La tuberculose nécessite une action concertée de tous les secteurs : des communautés et des entreprises jusqu’aux gouvernements, en passant par la société civile et autres. Nous devons travailler ensemble à l’élaboration d’approches novatrices pour atteindre les populations vulnérables et faire en sorte que ces populations puissent accéder à des soins et à une prise en charge de qualité de la tuberculose », confie-t-il tout en précisant qu’il est possible de mettre fin à la tuberculose en baissant le nombre de décès et de cas de tuberculose et en éliminant les charges économiques et sociales imputables à cette maladie.
De son coté, l’inspecteur général de la santé Dr Ridhoine Mohamed précise que pour la notification des cas, le rapport 2022 parle d'un taux atteignant 60% dans notre pays et d'ailleurs par rapport à l'objectif mondial préconisé par l'OMS en matière de dépistage le taux doit être inférieur à 70%. « Le PNLT doit donc doubler d'effort pour que notre pays reste dans les normes internationales en matière de dépistage. Quant à la prise en charge de nos malades, le taux de guérison est de 92% sur un objectif mondial préconisé à plus de 85%. Si nous pouvons nous réjouir d'une bonne prise en charge de nos tuberculeux, il nous faut redoubler d'efforts pour améliorer le taux de dépistage », déclare-t-il. Cependant, le pays n’est pas à l'abri d'une situation difficile de la coïnfection TB/VIH qui continue d'augmenter malgré les efforts des autorités et le risque des coïnfections est permanent tenant compte du caractère épidémiologique de ces deux infections.
Andjouza Abouheir
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