La Gazette

des Comores

Dr Athoumane Fahad, l’excellence à l’épreuve

Dr Athoumane Fahad, l’excellence à l’épreuve © : HZK-LGDC

Après le succès de la première intervention cérébrale aux Comores, le jeune diplômé de l’université Cheikh Anta Diop, le Dr Athoumane Fahad a été reçu au palais de Beit Salam par le chef de l’Etat. Pour le jeune chirurgien, servir son pays est un devoir.


Diplômé de l’université Cheick Anta Diop du Sénégal, Dr Athoumane Fahad résume à lui seul l’excellence. En effet, la semaine dernière, ce jeune neurochirurgien a effectué plusieurs interventions à l’hôpital El-Maarouf.  Mais ce qui a marqué le plus, c’est sa supervision de la première opération d’une tumeur cérébrale aux Comores. Une opération qui fut un vrai succès. Ce qui lui a valu d’être reçu mardi 23 novembre à Beit Salam, avec son équipe du CHN El-Maarouf, conduite par le directeur général Nicolas Mmadi. Après cette rencontre  avec le chef de l’Etat, il a exprimé sa satisfaction. « J’ai décidé de renter pour servir mon pays. C’est une joie énorme pour moi de travailler dans mon pays et heureux d’être accueilli par le président. On n’est jamais heureux à 100% loin de son pays. On se demande toujours si au pays les gens bénéficient des soins de qualité. Servir mon pays est un devoir», se réjouit-il.

Une opération qui suscite une grande concentration et une maitrise en soi, puisque sa durée est très variable. Elle peut aller d’une heure trente environ à plusieurs heures. Il s’agit entre temps de faire une incision de la peau et écartement des muscles. Le chirurgien réalise une petite ouverture du crâne, dessinant schématiquement un disque d’un diamètre de quelques centimètres. Il ouvre ensuite l’enveloppe qui entoure le cervelet et qui s’appelle la dure-mère. Il enlève ensuite la tumeur. La tumeur étant enlevée, il vérifie soigneusement l’absence de saignement, et refermera la dure mère. La précision et la concentration sont de mise. Le but recherché est de faire l’opération sans détruire de tissu cérébral important ou affecter les fonctions cérébrales. Il faut avoir aussi le matériel nécessaire et la bonne équipe, une  complicité qui était au rendez-vous au moment de l’opération à en croire le chirurgien. «  J’avais demandé des matériels adéquats et c’est ce qu’on m’a donné et je remercie également mon équipe », rassure-t-il.

De son côté, Nicolas Mmadi le directeur général d’El-Maarouf était enthousiasmé, surtout que  l’hôpital ambitionne la vision du chef de l’Etat, celle de l’ouverture d’un centre hospitalier universitaire qui répondra aux attentes du pays. « Pour nous, cette opération est l’occasion d’aborder la transition de l’hôpital. Aujourd’hui, il va être important, pour nous de démontrer notre capacité avec des médecins nationaux à réaliser des opérations de haut niveau », dit-il. Ce premier pas est une réponse aux attentes des comoriens qui frôlent des fois la mort en mer pour aller se faire soigner à l’extérieur.

Andjouza Abouheir

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.