A défaut d’une banque de sang, l’hôpital El-Maarouf se contente d’une unité de transfusion pour aider les personnes en danger. Devant la demande, pressante, le Dr Djamal s'est réjoui que bientôt, ils seront en mesure de procéder à une séparation des composantes du sang. Une opération qui permettra au patient ayant besoin ou de globules rouges ou de globules blancs de ne se faire transfuser que la composante qui lui manque.
Donner son sang pour sauver des vies. Un geste pas anodin et préconisé par Dr Djamal. Les Comores ne disposent pour le moment que d’une unité de transfusion, les conditions n’étant pas réunies pour avoir une banque de sang. Pour ce faire, il faut un personnel qualifié et du matériel adapté, difficile à acquérir. Aujourd’hui, les poches de sang sont conservées dans des réfrigérateurs à une température qui varie entre 4 et 8 degrés. En cas de coupure de courant, le sang prélevé ne peut plus être transfusé au patient. Les rhésus négatifs ont du mal à trouver des donneurs compte tenu de la rareté de ces groupes sanguins. Dr Djamal Mohamed Said, responsable de l’unité de transfusion au laboratoire d’El-Maarouf, nous a confié qu’ils sont en contact avec des volontaires du groupe sanguin A- et font appel à eux en cas de besoin. De temps en temps, ils mènent des campagnes de sensibilisation auprès des communautés pour les inciter à se porter volontaire.
O+, le donneur universel
O+ est un donneur universel. Mais pour des mesures de sécurité, les laborantins considèrent que le donneur doit être du même groupe que le patient et du même rhésus aussi. Selon le Dr Djamal, il s’agit d’éviter d’éventuelles transmissions de maladies. Le donneur ne doit pas avoir moins de 18 ans. « Une fois le sang prélevé, il doit être conditionné avant d’être transfusé », explique Dr Djamal Mohamed Said. Passé les délais de 35 jours, le sang ne peut plus être transfusé au patient. N’empêche que les laborantins appellent les gens à se porter volontaires pour le don de sang. «Il ne faut pas attendre qu’un proche ait besoin de sang pour être préoccupé. Le don de sang doit être l’affaire de tous afin de sauver des vies. N’oubliez pas que personne n’est à l’abri».
Une séparation des composantes du sang
Dr Djamal Mohamed Said ajoute qu’ils espèrent être bientôt en mesure de procéder à une séparation des composantes du sang. Car il est possible qu’un patient ait tout simplement besoin de globules rouges ou blancs. Au lieu de lui transfuser la totalité du sang, on pourrait lui donner la composante qui lui manque. Ceux qui reçoivent du sang régulièrement ne peuvent pas être donneurs. Tout comme les femmes pendant la période de menstruation. Il faut attendre 4 mois pour les femmes et 3 mois pour les hommes avant de faire à nouveau un don de sang. En cas de coupure de courant, le sang qui est en stock ne peut plus être transfusé au patient. Toutefois, il peut servir pour d’autres recherches en laboratoire.
Binti Mhadjou
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