12 sages femmes de Ngazidja ont suivi pendant deux jours une formation à la prise en charge du nouveau né à la naissance. Cette formation a pour but de former les professionnels de santé concernés aux premières minutes de réanimation du nouveau né par stimulation et d’aller vers la mortalité évitable.
Du lundi 18 au mardi 19 juillet, des sages femmes de premiers soins ou le cas échéant faisant partie du personnel médical ou paramédical de Ngazidja ont suivi une formation à la prise en charge du nouveau né à la naissance. Au nombre de douze, elles étaient initiées aux premières minutes de réanimation du nouveau né par stimulation. Ces premiers acteurs qui prennent en charge le bébé ont été formés sur les usages de séquences systématisées, efficientes et uniformes de prise en charge du nouveau né, la facilitation d’une auto-évaluation et une hiérarchisation des besoins et des outils à mettre en place en rapport avec cette problématique. « Lors de cette formation, on a utilisé les méthodes pédagogiques moderne en science de la santé qui sont la formation par simulation qui permette de générer la situation du plus près possible de ce que peut rencontrer les apprenants. Ce sont des méthodes qui sont validées comme étant plus performantes dans les apprentissages en science de la santé », explique Abdourahim Chamouine, chef de service pédiatrie au Centre Hospitalier de Mayotte.
Cette formation financée par l’AFD et mise en œuvre par Expertise France en partenariat avec le ministère de la santé cible 12 sages femmes de l’île de Ngazidja et se poursuivra aussi pour les autres îles. « On sait qu’aujourd’hui il y a une politique nationale qui est de réduire la mortalité chez l’enfant de moins de 5 ans. La littérature a montré qu’une bonne proportion jusqu’à 40% de cette mortalité est autour du nouveau né. Notre objectif est d’abord d’aller vers la mortalité évitable, c'est-à-dire les premiers soins chez l’enfant tout venant et qui peuvent être améliorés », dit-il, avant d’ajouter que « les études ont montré que cette formation qui emploie un minimum de moyens et qui nécessite très peu d’équipements techniques atteint une proportion relativement importante de cette population cible ».
A part la mortalité chez l’enfant de moins de 5 ans, mais il y’ a aussi la morbidité, des enfants qui naissent avec des lésions cérébrales et qui développe après des handicaps sévères. « Le plus souvent, on voit ces enfants transférés dans les pays voisins et on voit pas mal d’enfants qui survivent avec des lésions et sur laquelle on espère toucher par cette formation sur cette morbidité évitable », indique-t-il.
Du côté des bénéficiaires, elles montrent que la formation était vraiment bénéfique. « On a eu des échanges d’expérience et pratiques sur la naissance du nouveau né, pour améliorer les conditions pour permettre de prendre en charge les nouveau né. Ce qui m’a beaucoup plu est qu’il y’avait beaucoup de pratiques. Chaque séquence qu’on a faite, on pratiquait », montre Rahia Mohamed, une sage-femme. Pour rappel, le projet CoReg a pour objectif d’améliorer de manière pérenne l’offre de soin en Union des Comores à travers le renforcement de la coopération régionale en santé notamment via les opérateurs de Mayotte et de La Réunion.
Kamal Gamal
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