La journée internationale de la contraception a été célébrée mardi à Chomoni. Plusieurs personnes dont des chefs religieux ont pris part à cette journée organisée par le ministère de la santé en collaboration l'UNFPA, bureau de Moroni.
Avec un léger retard, les Comores ont célébré mardi, la journée mondiale de la contraception. Sous le thème « la planification familiale est un droit », la journée avait pour but d'informer et de sensibiliser le grand public sur les sujets tels que : les différentes méthodes de contraception mais aussi les risques liés aux rapports sexuels non protégés, les grossesses non désirées et les infections sexuellement transmissibles (IST). « Le taux de prévalence de contraception est très faible. Nous avons constaté que moins de femmes dans cette région utilisent les méthodes modernes. Et pourtant, ces produits sont disponibles dans les centres de santé », montre Mamadou Boina Maecha, l'assistant du représentant de l'Unfpa à Moroni.
« Les services et l'information en matière de contraception doivent être fournis de manière digne, en respectant à la fois l’éthique médicale moderne et la culture des personnes recevant ces services » dira celui qui rappelle que les informations sur la planification familiale doivent être clairement communiquées.
Les produits contraceptifs doivent être non périmés et les moyens de contraception fournis par personnel de santé qualifié, dans un environnement sûr et d'hygiène. A cette occasion, l’association des sages a joué un sketch dont le message portait essentiellement sur la reproduction. « Les pays ont l'obligation d'assurer la participation active et informer des individus aux décisions qui les concernent, notamment sur les problèmes de santé notamment les femmes et les jeunes », a expliqué Dr Abdoulhakim Mohamed Chakir, qui s'exprimait au nom du Muftorat.
La ministre de la santé a salué les contributions et l'engagement des chefs religieux dans ce combat. D’après elle, les contributions et recommandations seront prises en compte lors de la planification 2019 afin que de créer un réseau de leaders religieux champions en planification. « Dans notre pays, la prévalence de contraception est, selon l’enquête démographique et de santé 2012, de 14%. Un indice de fécondité de 4,3 enfants par femme malgré les efforts développé par le gouvernement », avance Fatma Rashid. Les Comores ont besoin de réduire à 3/4 le taux de mortalité maternelle et de zéro les besoins non satisfaits en planification familiale d'ici 2030.
Ibnou M. Abdou
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