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Coronavirus: Une femme décédée, sa vaccination serait-elle la cause ?

Coronavirus: Une femme décédée, sa vaccination serait-elle la cause ? © : HZK-LGDC

Une femme d'une quarantaine d’années est morte à quelques jours de son injection du vaccin contre le coronavirus. Les causes du décès sont encore méconnues, mais les médecins disent qu’il n’est « probablement pas lié au vaccin ».


Les causes exactes du décès ne sont pas établies. Une femme de 40 ans résidant dans le quartier de Magoudjou à Moroni a perdu la vie, quelques jours après son injection du vaccin contre le coronavirus. Les médecins restent encore prudents sur cette question. « La cause du décès n'est probablement pas liée au vaccin », a déclaré le docteur Djabir Ibrahim, chef du service des Urgences de l’hôpital El-marouf. Selon toujours l'urgentiste, fa femme est admise aux urgences vendredi 27 août dernier pour convulsions à répétition et coma. « C'était un coma d'acidocétose diabétique dû à une glycémie très élevée, plus de 6g/l. Nous l'avions conditionnée et transférée en réanimation. La réanimation du service de docteur Ridhoine a stabilisé la patiente ». Samedi 28 août, la patiente est transférée à Mdé, annexe d’El-maarouf, où elle rendra l’âme le 29 aout. « Elle était consciente, mangeait et coopérait correctement. Sa   glycémie était stable. Ni de convulsions, ni de coma » rapporte-t-il.

 

Il y a un mois, un homme a fait un AVC juste après son injection du vaccin contre le coronavirus. Les médecins avaient alors écarté tout lien de causalité avec le vaccin en question. Dans les lignes d'Al-watwan, Dr Djabir reconnait une négligence au sein de 77 sites de vaccination sur 78 sites. Ce qui revient à dire que seul un site respecte le protocole de vaccination « alors qu'une formation a été dédiée aux vaccinateurs ».

 

L'on remarque entre autres dans ces 77 sites, le manque de vérification de la tension artérielle, l’état diabétique et les nombreuses analyses dont devait subir au préalable le patient avant de se faire vacciner. « J'ai fais mon vaccin à Badjanani. On m'a juste demandé mon âge, mon quartier et hop j'ai reçu mon injection », témoigne cette jeune femme, qui se plaignait d’effets secondaires persistants.

 

Andjouza Abouheir

 


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