Un vol charter de la compagnie Sichuan Airways est attendu ce mercredi à Moroni. A son bord, près de 50 000 doses de vaccin Sinopharm et des équipements médicaux. Et une campagne de sensibilisation sur le vaccin débutera en avril prochain.
Attendus depuis plus de trois semaines, les vaccins chinois contre le coronavirus, Sinopharm devraient arriver à Moroni ce mercredi 17 mars. D’après nos informations, le gouvernement chinois a affrété un vol charter de Sichuan Airways avec à son bord près de 50.000 doses de Sinopharm, des équipements médicaux, des médicaments et une équipe médicale de 12 personnes y compris un interprète pour renforcer la lutte contre la covid-19 dans le pays. Cette aide précieuse sera destinée en priorité à 45.455 personnes soit 30% de la population. Les personnes ciblées sont les personnes en première ligne dont les soignants mais également les personnes vulnérables de plus de 60 ans. Ce vaccin sera géré par la direction générale de la santé familiale dont les campagnes de sensibilisation seront lancées début avril.
Pour rappel, la ministre de la santé Loub Yacouti Athoumnai avait annoncé à la presse le 02 mars dernier, le dépistage massif sur toute l’étendue du territoire national. D’après nos informations, une formation des préleveurs dont 12 à Ngazidja est prévue dans la semaine afin de former les agents capables de réaliser ces dépistages. Et dans cette guerre contre l’ennemi invisible, le pays a retenu deux vaccins à savoir le Sinopharm et l’AstraZeneca. Ce dernier dont 70% de la population aurait peut-être la possibilité d’être administrés commence à être rejeté dans certains pays européens dont la France.
Lundi 15 mars dernier la France a suspendu par précaution l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca, en attendant un avis de l’Agence européenne des médicaments. Sans oublier que depuis le 08 mars, l’Autriche a lancé un mouvement pour interrompre l’utilisation du vaccin après la mort d’une infirmière. D’autres pays ont suspendu le vaccin notamment le Danemark, la Norvège, l’Islande, l’Allemagne. Le comité scientifique devrait sans doute approfondir la réflexion à ce sujet en attendant aussi les recommandations de l’OMS.
Andjouza Abouheir
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